Autant vous le dire tout de suite : The Witness est génial ! Mon seul regret sera d’avoir attendu plus d’un an avant de me lancer dans cette magnifique aventure dont je vous parle aujourd’hui.

Seul au monde
Tout d’abord, revenons un peu en arrière en parlant de Jonathan Blow, l’auteur de Braid (que j’ai désormais envie de faire après avoir joué à The Witness) sorti en 2009, qui s’est lancé dans un autre projet solo qui allait lui aussi marqué les esprits, sept années plus tard. Sorti début 2016, j’ai commencé par avoir une réaction stupide en voyant le prix original du jeu (37,99 euros) en me disant bêtement « oh mais c’est trop cher, je vais attendre une promo ou qu’il soit offert sur le PS+ !« . Je ne l’ai donc pas pris de suite, et j’avais même placé le jeu dans une liste virtuelle « un jour, je le ferai ». Puis un soir de l’été 2017, j’ai vu une promo passer (moins de 9 euros avec mon abonnement PS+), et je n’ai pas réfléchi à 2 fois avant de dire à ma copine « ça te dit, on se fait The Witness ce soir ? » sans vraiment réaliser dans quoi on se lançait.

Le temps de télécharger les quelques giga de données nécessaires, et nous voici propulsés sur une île étrange, dans laquelle tout reste à comprendre. En effet, rien ne vous sera expliqué sur ce qu’il faut faire, si ce n’est qu’il s’agit d’un jeu de réflexion dans lequel il faudra résoudre des centaines de panneaux, dans lesquels il suffit « juste » de guider une ligne du début à la fin d’une ligne. Certes, après quelques titres intéressants (Mini Métro, Linelight), mon (étrange) passion pour les lignes est remise au grand jour, mais The Witness a ce petit quelque chose qui fait de lui un grand jeu.

On débute donc sur cette île dans un jeu à la première personne, totalement dépourvu d’arme et d’ennemi, sur laquelle votre cerveau sera votre seule arme. Retenez bien quelque chose de capital, tout se trouve TOUJOURS autour de vous. Que ce soir visuel ou même sonore, la solution n’est jamais loin. Chaque partie de l’île vous apprendra une nouvelle mécanique via un tuto toujours intelligemment pensé, et chaque puzzle réussi contribuera à vous faire comprendre la suite. C’est clairement là où réside la force de ce jeu dont j’avais déjà parlé dans mon dernier podcast, c’est qu’il réussit à vous provoquer ce sentiment de réussite personnelle juste pour avoir réussi à passer un élément pour lequel vous n’aviez pas eu l’impression d’avoir été aidé.

We have to go back
Même s’il m’a graphiquement fait penser à The Talos Principle, au final la comparaison s’arrête vite, car je trouve la progression très intelligente, et très bien pensée. D’un côté le jeu se veut non linéaire et de l’autre chaque zone fait travailler nos méninges comme il se doit, jusqu’à activer un certain laser à chaque morceau visité de l’île. On comprendra assez vite qu’il faut activer un maximum de lasers présents jusqu’à rejoindre un point central, et ainsi mettre en commun toutes les mécaniques découvertes pour… découvrir la suite que je ne révélerai évidemment pas dans ce test.

D’ailleurs, il existe plusieurs fins possibles en fonction de ce que vous aurez fait sur l’île, et malgré le fait de pouvoir me vanter de ne jamais avoir regardé la soluce dans le but de réaliser un panneau (sachant qu’on a fait l’intégralité de l’aventure à 2), je n’ai pour autant pas fait tout ce qui était possible de faire. Étant donné la surchauffe de mon cerveau durant nos quelques sessions pendant les 12 à 15 heures utiles à juste « finir » le presque minimum du jeu, on n’a pas souhaité prolonger l’aventure (après le platine dont je reparle plus bas). Cela ne m’a pas empêché d’aller vérifier sur YouTube quelle est la vraie fin du jeu, qui s’avère très intéressante à regarder.

Bon, parcequ’il faut quand même souligner les aspects négatifs, j’en relève principalement deux. Le premier est que c’est un jeu qui ne conviendra pas à tous les publics, notamment car il n’existe aucune aide dans le jeu, aucune map ou autre assistance possible, dans une époque où la majorité des jeux le propose. Le second c’est ce dont je parlais plus haut, mais c’est un jeu qui m’a (ou plutôt qui nous a) vraiment fatigué. Là où je suis encore capable de passer plusieurs longues heures d’affilée sur un jeu, passées les 180 minutes sur The Witness j’en venais à ne plus trouver des puzzle simples tellement j’étais usé. Impossible de prévoir quelque chose après une longue partie, c’était souvent un dodo illico, haha !

Trophées
J’avais déjà fait un article dédié par ici, mais le temps à passer pour obtenir le platine est très variable. À titre d’indication, il m’avait fallu 20 heures pour arriver au bout. Libre à vous de le faire avec un guide, mais quoi qu’il arrive le dernier trophée bonus vous demandera un minimum de skill pour y parvenir… raaaah, j’entends encore la musique de cet ultime trophée en écrivant ces lignes !

Trophée Platine Trophées Or Trophées Argent Trophées Bronze Voir la liste des trophées pour The Witness Trophées Bronze Trophées Argent Trophées Or Trophée Platine

Et donc ?
The Witness est une vraie perle vidéo-ludique comme je les aime. Grâce à un manque total d’indication (en apparence), il arrive à nous faire réfléchir intelligemment jusqu’à trouver par soi-même la solution. Mon plus gros regret sera finalement d’avoir attendu plus d’un an pour le lancer, et ne pas pouvoir le mettre dans mon classement de jeux de l’année 2016 !

Note : 8,5/10 (test réalisé par JohnCouscous)

[TEST] The Witness sur PS4
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