Après des mois d’attente, A Way Out est enfin sorti, et je l’ai dévoré en deux petites soirées. Je vais tenter de vous expliquer pourquoi il faut faire ce jeu exclusivement jouable à deux joueurs.

2 players, 1 story
C’est en effet le (seul ?) jeu qui m’avait le plus attiré lors de son annonce à la conférence EA de l’E3 2017, surtout grâce à son côté coopératif mais aussi pour son pitch à la Prison Break. Il ne m’aura fallu qu’un premier trailer vidéo pour proposer à l’ami Samy de Akoitujou de faire l’intégralité du jeu ensemble, suivi de quelques longs mois d’attente. Édité par EA mais surtout développé par Hazelight Studios et écrit par Josef Fares (qui avait précédemment bossé sur Brothers : A Tale of Two Sons, que j’ai désormais très envie de me faire), ce petit studio indépendant a réussi quelques chose de grand malgré une réalisation perfectible. Après avoir choisi nos personnages aux caractères différents, mais complémentaires, on découvre très vite comment fonctionne l’écran splité, généralement de manière équitable, dans lequel chaque joueur avance à son propre rythme, selon sa propre envie et sans vraiment se soucier de ce que fait l’autre dans un premier temps. Tantôt à l’horizontale, tantôt à la verticale, la séparation entre les scènes de jeu des 2 personnages évoluera de manière intelligente en fonction de l’importance des scènes vécues, ce qui vous incitera à regarder plus attentivement ce que vit l’autre à ce moment-là.

My man, Leo!
L’histoire commence dans un avion, où les deux loustics sont déjà sortis de prison, mais où on apprend comment ils se sont échappés et surtout on va vivre les différentes scènes qui précèdent, mais aussi d’autres qui suivront cette évasion. Après un début d’aventure dans la cour des détenus, la rencontre ne se fera pas attendre entre les joueurs, et on apprendra progressivement les interactions vite limitées avec les éléments du décor ou autres PNJ (personnages non joués), faisant rapidement comprendre qu’on avance comme dans un tunnel. Mais on se laisse bien guider, et progressivement on réussit à s’attacher aux personnages, que ce soit le sien par le fait de le contrôler, mais aussi à l’autre avec l’envie de (se faire) aider en permanence pour avancer. Ce qui est intéressant, c’est qu’on avance ensemble sans vraiment vivre la même histoire. Parfois en s’entraidant en grimpant, d’autres fois en attirant l’attention auprès d’un personnage pendant que l’autre agit en douce, ou encore en poussant ensemble un élément trop lourd pour être géré seul. C’est avec ce genre de mécaniques simples mais diablement efficaces que A Way Out prend tout son intérêt, en allant même jusqu’à trop en faire, dans des zones extérieures où il faudra soulever un arbre ensemble pour passer en dessous plutôt que simplement l’escalader en solo, ou d’en faire le tour. D’autres scènes anodines vous aideront à une meilleure immersion, comme jouer de la musique ensemble ou encore aller jusqu’au bras de fer pour vivre au mieux la belle bromance avec votre partenaire. Ce titre est également bourré de (bonnes) références, en commençant par Prison Break pour son histoire, mais aussi des cascades dignes d’un Uncharted, des choix à faire digne d’un bon jeu Telltale ou encore des similitudes avec un Heavy Rain (un de mes jeux préférés sur PS3) dans certaines phases narratives.

Ce moment où j’ai battu Samy au Puissance 4, lors d’un des nombreux passages, aussi inutile que prenant.

Puissance 2
Dans tout ça, je n’ai pas encore pris le temps de parler de la réalisation. Certes, elle est plutôt correcte pour un studio de petit envergure, mais elle n’exclut pas quelques bugs graphiques, notamment dans les collisions (comme par exemple dans la cuisine, où j’ai reçu des casseroles à travers la tête), mais globalement ça n’est pas ce qu’on va chercher à trouver lorsqu’on ce lance dans ce genre d’aventure. Ne vous inquiétez pas, un certain God of War arrive dans quelques jours, et votre PS4 Pro aura alors nettement plus d’intérêt. Je le disais également en introduction, mais seules deux soirées nous ont été nécessaires pour arriver au bout de ce fabuleux récit, mais une rejouabilité est évidemment présente si on veut incarner l’autre personnage, ou essayer de revivre différemment les quelques scènes qui demande un choix, même s’ils ne sont jamais vraiment cruciaux. D’ailleurs, j’aurais très envie de vous évoquer ce long chapitre final pour lequel j’ai toujours du mal à me remettre ! Je pense d’ailleurs ne pas avoir envie de revivre une autre version de cette fin, et seulement rester sur ce que j’ai vécu, mais… wahou, cette fin ! Je tiens tout de même à dire que j’ai quand même été surpris, et cela n’a fait que conforter mon envie de recommander ce jeu aux personnes qui aiment les belles histoires et les bon concept. Je serais d’ailleurs demandeur d’imaginer un autre genre de jeu du type, avec la même intelligence au niveau des mécanismes coopératifs, ou la complicité des personnages à l’écran peut laisser une marque indélébile comme à pu le faire A Way Out sur mon expérience de joueur. Bravo !

Trophées
Il faut savoir que j’ai déjà obtenu le trophée platine, après moins de dix heures de jeu, mais j’aurais plaisir à vous en reparler dans un article dédié prochainement. Retenez juste qu’il est cool de d’abord kiffer le jeu, avant de s’intéresser aux trophées, surtout qu’il m’a fallu une seule petite heure supplémentaire pour faire le clean après avoir terminé le jeu. À noter qu’il est même possible de terminer le jeu sans avoir de trophées… ou avoir le platine avant même de finir le jeu !

Trophée Platine Trophées Or Trophées Argent Trophées Bronze Voir la liste des trophées pour A Way Out Trophées Bronze Trophées Argent Trophées Or Trophée Platine

Et donc ?
A Way Out fera à coup sûr partie de mes jeux favoris de l’année, tant pour son histoire qui m’a touché que par son intelligence en terme de gameplay coopératif.

Note : 8/10 (test réalisé par JohnCouscous)

[TEST] A Way Out sur PS4
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2 pesnées sur “[TEST] A Way Out sur PS4

  • 12 avril 2018 à 15 h 33 min
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    Avec cette article j’ai pu convaincre un ami de tenter l’aventure avec moi !!!

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