Malgré le fait que le premier trimestre de cette année ne soit pas encore terminé, il y a de fortes chances qu’Horizon Zero Dawn soit mon GOTY 2017. Quelques heures après l’avoir terminé, je vais essayer de vous parler avec amour de cette magnifique rencontre vidéo-ludique avec la charismatique Aloy.

L’Aloy, c’est moi !
En écrivant ce test, je vous avoue que je ressens une certaine petite pression. Pourquoi ? Tout simplement car je crains de ne pas être à la hauteur du véritable hit auquel j’ai fait face, que j’avais mystérieusement boudé jusqu’à il y a encore quelques semaines. S’essayer à Horizon Zero Dawn, c’est l’adopter. Le louper alors qu’on possède une PS4 serait même un outrage aux jeux vidéo. Tout d’abord, il faut savoir que je ne suis pas spécialement amateur des jeux précédemment proposés par Guerrilla, et même si son annonce 2 ans plus tôt promettait une nouvelle jolie vitrine visuelle à la PS4 (après Uncharted 4 l’an dernier), la hype n’était toujours pas installée. Les mois ont passés, et en ce début d’année j’ai finalement commencé à m’y intéresser, et j’ai finalement eu la chance de recevoir un fameux press kit juste après avoir parcouru les tests de certains sites spécialisés, et c’est à ce moment que j’ai senti le potentiel d’avoir ce nouveau jeu entre les mains. Passés ces quelques mots qui vous laissent déjà envisager mon ressenti, je vais essayer de vous expliquer pourquoi ce jeu est à posséder absolument. Déjà, j’ai très vite accroché par l’histoire de cette jeune paria, autre nom désigné pour une tribu rejetée, qui n’a d’autre choix de vivre dans l’ombre en étant la risée de tous, jusqu’à un certain événement qui bouleversera son histoire, et pas seulement la sienne. Petite, notre perso fera la découverte d’un focus, sorte de scooter de Dragon Ball (bien sûr, cette référence est voulue, hein !?) permet de livrer tout un tas d’informations supplémentaires sur les personnes ou objets croisés, via un affichage en réalité augmentée. Vous en dire plus serait vous gâcher la surprise, mais cette introduction de « quelques » heures dans un monde dominé par des animaux-robots est du plus bel effet, en grande partie grâce à la découverte d’Aloy et des personnages qui composent cette fabuleuse histoire.

Le monde ne suffit pas
Je suis pas spécialement fan des open world à la base, mais j’aime bien en faire un de temps en temps, même si HZD et Zelda Breath of the Wild, la donne risque de changer un peu. Mais Horizon, ça n’est pas juste le fait de se balader entre désert brûlant et montagne enneigée, entre torrent de pluie et soleil radieux, ça n’est pas juste une claque visuelle sublimée par un environnement riche et varié. Car oui, c’est avant tout une intrigue subtilement racontée, dans un monde post-post apocalyptique, où la civilisation s’est presque éteinte sur terre car la nature a repris ses droits dans une terre qui « ne nous appartient plus » comme le vante le slogan du jeu. Dans un TPS où on fait évoluer Aloy jusqu’à la faire devenir badass de fou, on est surtout à la recherche permanente d’une réponse à la question : Pourquoi et comment en est-on arrivé à ça ? Ainsi on se balade, on discute avec une jolie ribambelle de PNJ, tous plus ou moins attachants, à parcourir une carte du monde encore floue, notamment à cause de machines corrompues. Rapidement, j’ai fait ma première rencontre avec un Grand Cou qui m’a procuré un autre « effet wahou ». Cette grande girafe électronique, ce seul robot qui s’avère inoffensif (sauf si on se fait marcher dessus, mais bon…) mais oh combien utile dans votre quête, puisque son piratage vous révèle une grande zone de la carte que vous allez être amené à explorer. Son ascension est une petite épreuve (surtout la première fois, mais aura aussi pour intérêt de contempler un peu la zone dans laquelle vous vous trouvez, un peu comme un mirador. J’en ai (vraiment) eu des frissons.

Juste… wahou !
La qualité graphique de ce jeu est tout bonnement indiscutable. N’étant pas équipé de PS4 pro et jouant sur un écran LED « vieux » de 7 ans, je me suis régalé, et bien que je sache ce que ça donne sur un équipement supérieur, votre simple PS4 d’origine fait déjà des merveilles. Qu’est-ce que c’est beau, put*** ! Sur la bonne cinquantaine d’heures passée à jouer avec Aloy, j’ai bien du en prendre deux ou trois juste à contempler les décors, et surtout jouer avec le mode photo, pour immortaliser quelques séquences de jeu, dont je vous avais déjà un peu vanté les mérites par ici. Les décors sont riches, même les costumes d’Aloy (sachant que j’en ai utilisé que 3 pendant la totalité de mon aventure) sont particulièrement bien travaillés, et les personnages rencontrés sont (quasiment) tous charismatiques, qu’on les apprécie ou non. D’ailleurs, j’ai remarqué que dans les cut-scenes, nos équipements du moment sont bien conservés. C’est un détail, mais par exemple dans Gravity Rush 2 qui est tout aussi récent, ça n’est pas le cas et Kat possède toujours son costume de base dans les passages non joué. C’est le genre de détail qui a soigneusement été travaillé, et qui évite de péter une immersion bien trop importante. Les musiques sont un réel bonheur, et parfois j’ai même allumé le jeu et attendu quelques minutes pour me laisser porter par cette musique d’introduction que je trouve particulièrement réussie.

Oh, et c’est quoi ça ?
Je me rends compte qu’à ce moment du test, j’ai à peine parlè de ce qu’on fait vraiment dans HZD. Tout en vous baladant sur la carte en cherchant cette vérité qui vous échappe, il y plein de choses à faire, pour ne pas dire tout le temps ! Entre quêtes principales ou annexes, en passant par de petites tâches utiles à l’évolution en XP de votre personnage, vous passerez du temps à vous perdre volontairement pour collecter des objets, qui vous en diront toujours un peu plus sur ce monde hostile dans lequel vous êtes plongées. On prend plaisir à tout explorer, quitte à parfois oublier ce pourquoi on était là à cet instant précis, tout en apprenant à utiliser ses armes, puis à en acheter de nouvelles plus puissantes, etc. Et c’est justement là toute la magie, et la vraie emprise qu’Aloy, cette héroïne attachante de part son passé, que l’on prend plaisir à essayer de tout faire, dans les moindres recoins. L’univers est extrêmement bien fourni, et c’est pourquoi on dévie vite pour aller au choix, tabasser un monstre pour grimper en expérience, ou bien apprendre à les pirater pour les faire passer de notre côté, ou même se créer une monture pour se déplacer plus vite sur cette grande map.

Du (très bon) neuf avec du (bon) vieux
Rassurez-vous il est facile de se téléporter d’un feu de camp à l’autre malgré la grandeur du terrain de jeu, comme dans un certain Tomb Raider. Et c’est peut-être ça qui fonctionne dans Horizon, c’est d’avoir su prendre les bonnes idées à droite et à gauche, en les injectant dans un monde tout nouveau qui place intelligemment du vu (et revu), sans vraiment nous laisser nous l’admettre. Mais aussi brillant soit-il, n’est pas exempt de défaut. Malgré la flopée et la variété de PNJ que vous allez rencontrer et leurs quêtes associées, on ressent une (un peu) trop grande similitude dans les actions à réaliser : Aller dans un endroit pour trouver des informations, se déplacer pour aller tabasser un humain (dont l’IA est pas top) ou une bête, puis revenir chercher un butin. Mais le pire défaut que j’ai pu voir, ce sont les expressions faciales quasiment identiques, pour ne pas dire inexistantes, quelque soit les sujets et tons de discussion. Dommage car les voix françaises (dont certaines sont plutôt connues) font un super boulot, mais peu importe que notre interlocuteur du moment rigole, s’innerve, ou qu’il soit triste, on a l’impression de presque toujours voir une même expression. Evidemment, tout ça ne m’empêchera pas d’attendre très impatiemment une suite ou un DLC (qui serait déjà en cours de dév), même après avoir déjà passé plus de 50 heures à y jouer. L’histoire pourrait se terminer en 30 ou 35 heures, mais hormis les trophées, j’ai pris tellement de plaisir à vivre cette histoire… <3

Trophées
Je ne vais pas vous le cacher, mais j’ai déjà obtenu ce joli trophée de platine, dont je suis hyper fier (contrairement aux 3 précédents dont je reparlerai un peu plus tard) qui peut se faire en une quarantaine d’heures de jeu. Mais dans la mesure où aucun trophée ne peut être manqué, n’hésitez pas à juste en profiter, puis regarder un guide par la suite. De toutes façons, je vous en reparle très prochainement sur le blog, en vous expliquant ce que j’ai fait de mes 52 heures pour atteindre ce trophée ultime.

Trophée Platine Trophées Or Trophées Argent Trophées Bronze Voir la liste des trophées pour Horizon Zero Dawn Trophées Bronze Trophées Argent Trophées Or Trophée Platine

Et donc ?
Vous n’aviez pas encore envisagé de faire Horizon Zero Dawn ? Achetez le dès maintenant ! Vous n’aviez pas encore de PS4 ? C’est peut-être l’occasion de s’en procurer une ! Bref, vous aurez compris que malgré quelques petits défauts qui ne gâcheront nullement l’expérience, Horizon Zero Dawn est clairement l’un des plus beaux jeux de cette génération de console, et je ne parle vraiment pas que du côté esthétique. Passer à côté serait une erreur !

Note : 9/10 (test réalisé par JohnCouscous)

[TEST] Horizon Zero Dawn sur PS4
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