Deux courtes nuits sont passées depuis que j’ai terminé The Last of Us: Part II, et il est déjà temps de vous donner mon avis sur le jeu, dans un test où j’éviterai tout spoil sur l’histoire, bien évidemment.

Test The Last of Us: Part II

G.O.T.Y

Avant de commencer, il y a quand même quelque chose que je peux vous dévoiler, et même si ça ne devrait pas être une surprise, c’est que ce nouveau titre de Naughty Dog sera très facilement classés dans bon nombre de tops de jeux de l’année 2020, et je suis même à peu près sûr qu’il devrait être mon GOTY, et ce même si nous atteignons à peine la moitié de l’année. Depuis son annonce, des informations on en a eu un paquet, mais je vous avoue que je me suis arrêté au trailer de l’E3 2018, parce que j’estimais que j’en avais déjà bien trop vu sur un jeu que j’allais, de toute façon, lancer dès sa sortie.

De plus, j’ai eu le privilège de recevoir The Last of Us: Part II plus de deux semaines avant sa sortie (merci encore PlayStation France <3), et cela m’aura permis d’éviter un maximum d’informations quant à l’histoire. Ne comptez pas sur moi pour vous dévoiler quoi que ce soit de l’intrigue, mais je vais surtout essayer de vous faire ressentir ce que j’ai vécu durant ces derniers jours, durant lesquels je n’avais à chaque qu’un seul objectif : terminer tout ce que j’avais à faire avant de prendre la manette et retourner dans cette incroyable aventure !

Ellie Craft

La seule partie narrative que je vous évoquerai, c’est pour vous expliquer que les faits de cette deuxième partie se situent quelques années après le jeu originel sorti en 2013, dans une intrigue plus mature, et même un peu plus violente. Sept années sont passées, et on sent le travail considérable qui a été produit depuis la sortie du premier. Chaque sortie d’un jeu Naughty Dog est un véritable événement à mes yeux, surtout pour moi qui les ai (véritablement) tous faits et (quasiment) tous terminés depuis la sortie de Crash Bandicoot il y a plus de 20 ans. Je m’imaginais consacrer une quinzaine d’heures à retourner voir Ellie et Joël, et j’ai très agréablement été surpris de passer beaucoup plus de temps que ça, le tout sans jamais m’ennuyer !

On retrouve l’essentiel du gameplay que l’on a pu découvrir dans le GOTY 2013, avec un principe de gestion d’armes à améliorer, de craft et d’économie de munitions à envisager pour aller affronter les camps ennemis ou les différents type d’infectés que vous croisez, chacun avec leurs spécificités. Bon allez, je vais être un peu tatillon, mais comme vous le savez, vous pourrez être amenés à ne pas progresser seul dans votre aventure, et j’ai rencontré un petit souci au niveau du PNJ allié. Même si ce dernier cherche plus facilement à se cacher contrairement au premier épisode, il reste relativement transparent face aux ennemis… mais vraiment, c’était histoire de trouver un rare mini bémol à tout ça ! C’est le genre de détail qui n’empêche en rien de vivre cette aventure dans une incroyable immersion avec un rythme qui oscille habillement entre zones calmes d’exploration, et une (plus ou moins grosse) pression dans certaines scènes d’action.

The Last of Us: Part II - le test

Séquence : Émotions

“Pourquoi ?”, “Mais non !!”, “Ohlala”, “Oufff” ou encore “Ah, enfin” ! Pendant ce test de The Last of Us: Part II, je suis vraiment passé par toutes les émotions, que ce soit au niveau de mon état changeant (stress, inquiétude, tristesse, joie) mais aussi mon appréciation de certains personnages. D’ailleurs, j’ai même été surpris pour certains car ma façon de penser a réussi à évoluer là où la narration a choisi de m’emmener, des sentiments que je n’aurais pas vraiment imaginés quelques heures de jeu auparavant. Clairement, mes pensées ont été influencées par une incroyable évolution du scénario. Pire qu’une émission de Koh Lanta où les comportements évoluent en moins de 3 jours, ici tout peut basculer beaucoup plus vite, parfois même en une petite minute. Il y a notamment un passage du jeu lors duquel je me suis tapé mon plus gros coup de stress (à tel point que j’ai même dû faire une pause tellement j’avais du mal à gérer la situation), puis dans la scène qui a suivi… j’avais quasiment les larmes aux yeux de vivre un autre passage !

Évidemment, tout ceci est très flou hors contexte, mais cela prouve là l’incroyable force de son scénario et de ses émotions véhiculées. Déjà présent dans le DLC Left Behind, on retrouve ici plus fortement abordé l’orientation sexuelle d’Ellie sans être pour autant un sujet central de l’intrigue. J’ai trouvé que les aspects relationnels du personnage étaient très émouvants. Ellie est un personnage féminin fort avec une attache parentale puissante avec Joël, qu’on a vu dans le premier jeu, qui forme une des paires les plus marquantes de la décennie passée. Dans ce second opus, on la retrouve encore plus grandie, mature et avec une énergie nouvelle qui font d’elle une héroïne relativement moderne.

Un jeu pour tou.te.s

Au niveau de la progression, et malgré le fait que certains critiques peuvent reprocher ce côté avancement “dans un couloir”, l’incroyable richesse des décors et des détails m’a fait passer un temps fou à regarder grand nombre des éléments qui les composent, jusqu’à aller chercher (et trouver !) pas mal d’easter eggs des autres licences du studio.

D’ailleurs, c’est en allant regarder un stream du premier The Last of Us après avoir fini le Part II, que j’ai encore plus réalisé l’immense gap graphique qui a été franchi en “quelques” années, poussant l’immersion de réalisme à son paroxysme. Du coup, on sent aussi qu’on arrive au bout de cette PS4… alors oui, je vais vous évoquer un autre “défaut” : la PS4 Pro a soufflé comme rarement elle ne l’a fait dans d’autres jeux ! Cela laisse penser qu’il s’agit là d’un des derniers jeux à exploiter au maximum les capacités de la console, à l’instar de ce qu’avait fait un certain TLOU sur la génération précédente.

En tout cas, jouer au casque (et pourquoi pas dans une pièce sombre et sans lumière…) pourrait plus facilement masquer ce bruit de fond, pour apprécier l’ambiance sonore qui vous est proposée. Les musiques de son prédécesseur étaient terriblement enivrantes et sa BO incroyable, et vous pouvez facilement vous doutez qu’écouter une séquence avec Ellie jouant de la guitare m’a forcément hérissé les poils, à chaque fois !

Test - The Last of Us: Part II... mon GOTY 2020 ?

J’aimerais maintenant faire un focus sur un gros boulot qui a été fait sur l’accessibilité au titre. Un jeu comme TLOU2, idéalement ça se savoure dans des conditions du réel. J’ai réalisé l’intégralité de mon aventure dans la difficulté de base sans toucher au moindre paramètre, mais j’ai été faire un tour sur les nombreuses options en termes d’accessibilité, et l’équipe de Naughty Dog a poussé la chose relativement loin. Que ce soit des paramétrages autour de certains handicaps tels que le daltonisme, la surdité ou même la cécité, ou encore pour faciliter les combats, la recherche de ressources ou la progression générale, tout a été fait pour que tout un chacun puisse vivre l’expérience. Ce genre de réglages pourraient vous permettre de tout de même vivre cette histoire, même si vous êtes sensibles aux jump-scares par exemple. Car il faut dire qu’il y a certains passages lors desquels j’ai perdu quelques litres de sueur !

Avant de conclure, je suis obligé de consacrer un léger paragraphe à la partie trophées, et je suis ravi de voir que Naughty Dog semble avoir compris ses erreurs du premier opus : 0 trophée online, et ça c’est bon ! Du coup, vous vous doutez forcément que je vais devoir y retourner pour aller chopper tous les nombreux et différents objets à collectionner, dans le but de pouvoir me dire : J’aurais vraiment tout découvert dans ce dernier (?) immense hit de la Playstation 4.

Et donc ?

Parce que psychologiquement, j’aurais toujours du mal à me dire qu’on peut attribuer une note parfaite à un jeu, j’ai décidé d’attribuer à The Last of Us: Part II la meilleure note jamais mise lors d’un test en plus de 10 ans sur JohnCouscous.com. Cette suite est un chef-d’œuvre, ne pas y jouer serait renoncer à aimer ce que le jeu vidéo fait de mieux, et prendre le risque de louper une magnifique histoire riche en émotions et rebondissements.

Note : 9,5/10 (test réalisé par JohnCouscous)

The Last of Us: Part II

Test de The Last of Us: Part II, mon GOTY 2020 ?
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