Je vais vous parler d’une paire avec laquelle j’ai bien aimé m’amuser ces derniers jours, et il s’agit… des héros Yooka-Laylee, disponible depuis le mois dernier !

Yooka-Lélo, yooka-lééélo !
Si vous aviez déjà un peu lu dans ma preview, vous savez que Yooka-Laylee n’est autre que la suite spirituelle de l’excellent Banjo-Kazooie sorti à l’époque de la N64 en 1998. Non content de leur succès à l’époque, d’anciens de chez Rare ont décidé de lancer un Kickstarter en espérant réunir 175.000£, mais qui a finalement explosé le compteur en dépassant rapidement la barre des 2 millions (soit 12 fois le montant souhaité !), preuve les joueurs de l’époque n’ont pas oublié une certaine magie de ce duo de l’époque. Vu la hauteur à laquelle le projet a été financé, on a rapidement compris quel était l’engouement suscité par les fans de l’époque, ce qui est notamment mon cas et j’étais très impatient de mettre la main dessus. On y retrouvera tous les codes qui en avaient fait son succès à l’époque, entre chara-design, police de caractères ou encore un univers musical particulier mais souvent entraînant. Mais est-ce que la nostalgie peut permettre de traverser quelques générations de console ?…

En lettres capitales…
Mon entrée dans le monde de ces bêtes verte et violette a plutôt été inquiétante. Avec cette caméra capricieuse (non, ça n’est pas The Last Guardian !) et un manque quasi total d’indications  sur ce qu’il faut faire et où, l’aventure va en repousser plus d’un. Et pour cause, ces traits de caractère rétro ont été conservés de manière totalement assumée. Cela n’excuse pour autant pas la caméra, dont un (autre) patch est prochainement prévu, mais on est très loin d’être assisté, et c’est clairement à nous de nous souvenir si on est déjà passé par un endroit dans lequel on avait déjà réalisé le boulot demandé. Pour ceux qui débarquent un peu et n’avaient encore jamais entendu parler de Yooka-Laylee, il s’agit d’un jeu de plateformes en 3D, où on joue avec un caméléon assisté d’une chauve-souris avec qui on va visiter 5 grands livres qui représentent en fait des mondes, principalement à la recherche de Pagies. Il s’agit là du nom des petites pages, au nombre de 145 au total, qui ont été dispersées par le grand méchant Capital B (que vous rencontrerez en fin de partie), dès que vous aurez collecté au moins 100. On prend plaisir à découvrir la variété des mondes proposés, et je trouve leur design plutôt bien pensé. Il est possible d’accéder à 2 versions de ces mondes en question : la première juste en entrant dans le livre, et la deuxième en leur offrant un certain nombre de pagies, permettant d’agrandir la zone de recherche. Ces mondes sont accessibles via un hub (pas hyper pratique à mon sens) qui se découvre au même rythme que les différentes zones visitées, grâce à des pouvoirs que votre paire va apprendre lors de son péril. Je m’étais déjà un peu spoilé, mais dans ce jeu indé, on retrouvera un « copain coup de cœur », avec la présence exceptionnelle du héros Shovel Knight, qui aura besoin de votre aide… plus d’une fois !

Yooka yooka ? yooka !
Côté univers visuel, on retrouve clairement la patte historique des anciens de chez Rare, dans un monde où des objets pourvus de 2 yeux deviennent des ennemis (pour les méchants qui vous font mal) ou un PNJ avec une mission à réussir, souvent en échange d’une pagie en guise de récompense. Cela ne doit pas être choquant vous retrouver à discuter avec un pot de fleurs, un nuage ou encore un panneau de signalisation. Ce qui peut l’être plus, ce sont les « doublages » où les voix ne sont qu’une sorte de cris répétés en changeant juste le ton, un peu comme un Pokémon peut s’exprimer. Ça aussi c’est d’époque (et ça évite d’avoir du doublage sonore, question de coût), mais c’est parfois chiant à la fin, et Playtonic Games a eu la bonne idée de (bientôt) patcher le jeu pour ajouter la possibilité de skipper ça, même si les textes à lire au moins une fois sont bourrés d’humour (même en français), mais surtout dans un but pratique pour faire du speedrun (où les meilleurs descendent sous les 35 minutes sans compter les temps de chargement). Côté graphisme et fluidité, l’univers 3D reste propre, sans être révolutionnaire, même si on voit que certains éléments du décors s’embellissent seulement lorsque l’on s’en approche. Ça n’est pas dérangeant, et peut-être qu’il vaut finalement mieux éviter d’avoir plus de lag sur des mondes qui s’agrandissent en fonction de votre progression, et là où le framerate chute dès qu’il y a trop d’interaction à l’écran.

Les plumes d’or
Pour un prix correct d’origine à 39,99 euros (et même descendu à moins de 35 euros par ici), j’estime qu’on en a pour son argent. J’ai en effet passé 20 bonnes heures de jeu tranquilles pour arriver au bout (avec 111 pagies au compteur), mais les puristes comme moi voudront le rentabiliser à fond en terminant le jeu à 100%, c’est à dire en collectant TOUS les objets qu’il existe. Il est en effet possible de chopper des fantômes, des objets spéciaux améliorant vos statistiques, et surtout les 1010 plumes disséminées dans des endroits parfois peu évident, ce qui peut rajouter quelques bonnes heures supplémentaires (dont je parle un peu plus bas). Mais dans ces heures de jeu, on ne fait pas juste parcourir un monde, car on s’amuse à jouer sur tout un tas de mini-jeux, que ce soit des récurrents (comme les courses de charriot), ou de plus occasionnels avec les jeux old school proposés par l’ami Rextro, une sorte de dino datant de l’époque de la Nintendo 64. Certains sont drôles, d’autres sont juste très chiants, mais mon petit côté sadique m’a donné envie d’aller au bout… à moins que ça soit mon côté Trophy Whore ! 😉 À noter que quelques optimisations pourraient d’ailleurs être faites au niveau de l’interface, quand on cherche par exemple à surveiller où on en est sur la collecte, il faut faire défiler les mondes un par un, alors qu’un focus sur le monde en cours aurait grandement été apprécié.

Trophées
Si vous suivez un tout petit peu le blog, sachez que j’ai déjà obtenu le trophée platine en une trentaine d’heures (plus de détails ici). Il est possible d’aller un peu plus vite, mais surtout vous pouvez mettre encore plus de temps si vous ne suivez pas un guide et/ou si vous n’êtes pas bien attentifs à vos faits et gestes. Mais je suis bien content de l’avoir eu !

Trophée Platine Trophées Or Trophées Argent Trophées Bronze Voir la liste des trophées pour Yooka-Laylee Trophées Bronze Trophées Argent Trophées Or Trophée Platine

Et donc ?
Difficile de vraiment donner un avis objectif sur ce Yooka-Laylee, tant il s’agit d’un jeu de vieux… pour les vieux, et je dois dire que j’en fais partie ! Malgré quelques aspects techniques limités, et une mécanique qui n’a volontairement pas voulu évoluer, on se retrouve face à un jeu qui divisera, mais je pense qu’il suffit de regarder un petit Let’s Play de quelques minutes pour tout de suite savoir si on voudra juste le tester, ou au contraire le dévorer comme j’ai fait.

Notes : Exceptionnellement, j’ai décidé d’attribuer 2 notes à ce jeu.
7/10, si on a connu (et apprécié) l’époque de Banjo-Kazooie.
5,5/10, si on découvre le jeu.
(test réalisé par JohnCouscous)

[TEST] Yooka-Laylee sur PS4
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