Il y a des phrases qui suffisent à vendre un jeu. Pour Big Walk, le nouveau jeu de House House (les créateurs d’Untitled Goose Game), il m’en a fallu une seule, prononcée par deux amis autour d’un dîner : « c’est The Witness en multi ». Je n’avais pourtant pas prévu d’y jouer, j’avais juste vu passer quelques vidéos sans vraiment chercher à comprendre le concept. Mais vu mon amour pour le jeu de Jonathan Blow, impossible de passer à côté. Quelques semaines plus tard, je l’ai terminé, je l’ai platiné, et surtout je l’ai tellement aaaaaadoré !

Des petits bonshommes et un mégaphone
On incarne une espèce de petit bonhomme tout rond, monté sur pattes et avec des bras, très coloré et personnalisable (trois couleurs principales à choisir). Petit détail qui m’a fait rire dès le départ : son nez bouge quand on parle, et aussi quand on rigole. Le jeu se joue en vue à la première personne, et l’aventure commence dans un parc de jeux pour enfants qui fait office de tuto : on apprend à attraper des objets, à grimper, à glisser sur un toboggan, en lisant quelques panneaux au passage.
C’est là qu’on comprend la mécanique centrale, simple mais redoutablement efficace : le chat vocal de proximité. On parle avec les joueurs qui sont à côté de nous, mais plus ils s’éloignent, moins on les entend. Comme dans la vraie vie, en fait : si votre pote est au bout de la rue, il ne vous entendra pas, sauf si vous hurlez… ou si vous avez un mégaphone. Petit spoiler au passage : c’est mon objet préféré du jeu. Et quand la voix ne suffit plus, on peut toujours lever un bras, les deux, ou pointer du doigt pour se faire comprendre.
Une île, des énigmes et zéro solo
Une fois le tuto passé, une porte s’ouvre et nous voilà sur une île plutôt réaliste, avec ses arbres et ses rivières. Que faut-il y faire ? C’est à vous de le découvrir, et c’est justement ce que j’ai adoré. Pour rester volontairement vague, disons qu’on tombe à certains endroits sur des structures aux couleurs très vives et très simples (rouge, vert, bleu…), qui cachent des énigmes ou des équipements à trouver. Petite contrainte bien pensée : on ne peut porter qu’un seul objet à la fois, ce qui oblige à s’organiser dès qu’il faut déplacer plusieurs choses.

Tout repose sur la réflexion, la communication et l’interaction avec les autres. Et c’est là que la comparaison avec mon test de The Witness sur PS4 prend tout son sens : à l’époque, j’avais déjà fait toute l’aventure à deux, à réfléchir ensemble devant chaque panneau. Big Walk pousse ce plaisir beaucoup plus loin, car ici il est impossible d’y jouer seul : il faut être au minimum deux, et on peut monter jusqu’à 12 (ça doit être un bazar monstre, mais pourquoi pas). L’île s’adapte au nombre de joueurs (2, 3 ou 4 et plus), et pour moi le jeu prend vraiment tout son sens à partir de trois : être deux d’un côté et un plus loin, ou trois à trois endroits différents, crée des situations franchement géniales.
De 20h à 1h30… en 15 minutes
Pour vous dire à quel point ce jeu m’a hypé : lors de notre première soirée, on a lancé la partie à 20h en se disant qu’on testait vite fait… et on a levé la tête vers 1h30 du matin, sans avoir fait de vraie pause. Ça ne m’était pas arrivé depuis des mois ! Depuis, je suis allé jusqu’au bout de l’aventure et jusqu’au platine, avec toujours la même envie de lancer la session suivante.

Seul vrai bémol, qui n’en est pas vraiment un : le jeu dépend énormément des personnes avec qui vous jouez. Ça peut être ultra sérieux, très drôle, ou un joyeux bazar, et il vaut mieux être un minimum sur la même longueur d’onde. Entre des amis qui réfléchissent au même rythme ou qui vous font rire, et un groupe moins accordé, l’expérience n’est plus du tout la même. C’est pour ça que ma note change selon votre entourage.
Et donc ?
Big Walk est disponible depuis le 4 août 2026 sur PS5, PC, Mac et Switch 2, pour une vingtaine d’euros (j’y ai joué sur PS5). Il a aussi fait partie des jeux du mois du PlayStation Plus à sa sortie, ce qui en faisait une excellente occasion de le tester, à condition d’avoir au moins un ou deux amis motivés. Mais honnêtement, il mérite largement son prix. C’est une vraie claque, à la fois drôle, intelligente et terriblement humaine, et pour moi c’est peut-être mon GOTY 2026, et au minimum un jeu de mon top 3 de l’année.

Note : 9/10 si vous y jouez avec des amis au niveau de réflexion équivalent et/ou drôles, 8/10 sinon (test réalisé par JohnCouscous)
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