God of War Ragnarök est enfin arrivé, plus de 4 ans après la sortie de l’épisode PS4, et c’est cette fois-ci sur PS5 que j’ai pu jouer au lancer de hache avec le chauve barbu le plus attendu de l’année !
God Of War Ragnarök PS5

God of War Ragnarök, 4 années ont passé…

Annoncé lors d’un teaser en septembre 2020, God of War Ragnarök aura finalement mis plus de 2 ans à débarquer et c’est avec joie que j’ai pu mettre la main dessus quelques jours avant sa sortie (prévue pour le 09/11/2022) grâce à un code reçu de la part de PlayStation France. Le jeu est disponible en exclusivité sur les consoles PlayStation, et s’offre une double sortie entre sa version PS4 et celle sur PS5, version sur laquelle j’ai réalisé mon test. Bien qu’il s’agisse là du 9ème titre de la licence, on peut dire qu’il s’agit du 2ème depuis le changement emprunté par Santa Monica Studio avec son God of War sur PS4 en 2018., qui était sans doute mon préféré de la licence avec cette prise de risque adoptée, et j’attendais avec une impatience non dissimulée l’arrivée de ce titre, depuis son annonce, et m’étais préservé d’un maximum de trailers, screenshots ou autre info sur le titre. Je n’avais clairement pas besoin de ça pour me lancer dans l’aventure !

Il est temps de lancer ce nouveau GOW. C’est le soir tard, on se prend un café, on se cale sous un petit plaid pour affronter le froid qui semble être le cœur de cette nouvelle aventure, et on y vaaaaa ! Dès l’intro, on nous propose un réglages des paramètres simple ou avec accessibilité, ainsi qu’un choix de difficulté pour apprécier l’aventure à notre façon. Très honnêtement, j’ai d’abord laissé sur la difficulté intermédiaire (la 3ème sur les 5 disponibles) avant de descendre d’un cran, car certains combats me demandaient un peu trop d’essais, et j’ai préféré gagner un peu de temps sans gâcher mon plaisir. Sur l’écran titre, on a l’intelligence de nous proposer un mini résumé du précédent opus. Même si on a voulu donner un effet “souvenir” ou seule une partie de l’écran affiche ces histoires de l’époque avec une impression d’avoir un vidéoprojecteur de mauvaise qualité qui diffuse ça sur le mur d’une grotte. Allez, je pinaille un peu sur ce détail, et l’initiative reste bonne pour se remettre en tête quelques moments clés.

PS5 - God Of War Ragnarök

La moustache qui pousse

Par la suite, je lance (vraiment) le jeu, dans lequel on retrouve Kratos et Atreus avec quelques années de plus au compteur. Entre un père toujours aussi terre à terre, et un fils en pleine crise d’adolescence, je sens que je vais vivre une chouette histoire ! Autant vous le dire direct, j’ai pris une claque monumentale dès le début, car j’ai assisté à une introduction ab-so-lu-ment incroyable ! Le démarrage est d’une telle puissance en terme d’intensité, au niveau de l’action, de la beauté des protagonistes, de l’enchainement et tout ça n’est qu’un plan séquence savoureux, mettant l’eau à la bouche sur ce qui doit nous attendre. Ce plan séquence qui deviendra d’ailleurs une habitude puisqu’à part lors des changements de royaume, on n’a pas de temps de chargement… et j’ai parfois dû faire pause tellement le jeu n’en prend pas ! À l’instar du récent A Plague Tale: Requiem ou encore Horizon Forbidden West, God of War Ragnarök nous balance des “Au fait, tu te souviens comment on fait ?” ou “Tu te rappelles à l’époque quand… ?” qui nous font passer le message (et intelligemment insister) sur le fait qu’il vaudrait mieux avoir déjà terminé la précédente aventure, et c’est le genre de petits détails qui sont là pour subtilement nous rafraichir la mémoire.

Bien évidemment, et comme l’indiquait le choix de difficulté au départ, le combat prend une part prépondérante dans votre aventure, et on y retrouve ce qu’on avait laissé à la fin de notre aventure de 2018, avec la hache, mais aussi les très célèbres Lames du Chaos. Là aussi, comme dans un RPG, on apprend à bien utiliser son inventaire et jouer avec les différents arbres de compétences, pour affiner nos futurs plus beaux combos dans les futurs combats. C’est un plaisir coupable de savoir être aussi bourrin que tactique !

GOW Ragnarök PS5

Ah, c’est par là ?

Quant à la partie voyage / exploration, cette aventure est un véritable voyage. C’est beau, c’est varié, c’est détaillé… tiens d’ailleurs, où est le mode photo ? Peut-être qu’il arrivera en DLC comme c’était le cas sur God of War il y a 4 ans, et rien ne vous empêche de savourer l’instant, et voir la qualité et le peaufinage apporté à tous les univers traversés. Certains diront peut-être “alors oui, mais c’est normal d’avoir un jeu PS5 plus beau qu’un jeu PS4”, et bien que ce soit sans doute applicable aux autres titres qui ont changé de génération de consoles, on approche et savoure avec toujours plus de réalisme ce plaisir offert à notre rétine. Malgré le fait qu’on soit partagé entre explorations de zones plus ou moins ouvertes, on trouve son chemin en voyant les poutres ou pierre pourvues de motifs, sans avoir un élément brillant comme le faisait Uncharted. D’ailleurs, bien que cela donne une évidence aux chemins à emprunter, ça évite de nous faire perdre trop de temps à chercher, et surtout cela ne nous empêchera jamais de faire une petite pause pour observer (à nouveau) les éléments du décors. En effet, les petites branches ou les feuillages qui bougent un tout petit peu, ça fait toujours son petit effet !

Le côté puzzle n’est pas en reste dans notre exploration, et ses phases sont constantes, sans être si complexes. J’ai rarement lutté plus de 2 minutes pour réussir à ouvrir un coffre de Nornes, par exemple, et même les séquences obligatoires à l’histoire ne souffrent jamais de réelle complexité. C’est toujours un plaisir de faire un détour pour aller ouvrir le gros objet brillant qu’on avait entre-aperçu de loin, même si ces coffres qui ont toujours l’air riche en contenu contiennent souvent juste une petite pochette de ressources. Vous bloquez encore sur certaines énigmes ? Vous avez la possibilité de choisir la vitesse à laquelle les indices sont donnés, par exemple pour se faire susurrer à l’oreille plus régulièrement des phrases du type “on devrait essayer de passer par ici dis donc… oulala, ça nous débloquerait pas mal !“. De plus, sans être dans un metroidvania (vraiment loin de là !), votre acolyte (ou Mimir de poche) pourra vous éviter la perte de temps avec son précieux conseil du genre “C’est super, mais on est pas encore stuffé pour ça !“, et croyez-moi, vous feriez mieux de l’écouter, car des surprises dans le gameplay pourraient faire leur apparition…

God Of War Ragnarök

Marathor

L’aventure Ragnarök est loin d’être linéaire, mais l’intensité des événements s’essouffle quelque peu dans le “ventre” de l’histoire, avant de repartir en flèche et nous offrir un fin au moins aussi intense que son démarrage. Après… je ne peux (et ne veux) trop vous en dire. Retenez que le jeu ne peut pas toujours être aussi puissant que son intro, et tenir une cadence sur la petite trentaine d’heures de jeu que demande l’histoire dans sa globalité aurait été trop complexe. J’ai terminé l’histoire avec un peu plus de 29 heures au compteur. Ce coup de mou sera sans doute allongé si vous cherchez à vraiment tout collecter, ou du moins de temps en temps pour améliorer votre santé ou votre rage max. C’est ce que j’ai parfois cherché à faire, jusqu’à me dire finalement qu’il y avait un peu trop d’armes, de boucliers ou autres équipements divers, qu’au final, je prenais à peine le temps d’en regarder certains une demi-seconde avant de les laisser tomber dans l’oubli. J’ai eu ce même sentiment d’un très (trop ?) grand nombre de défis secondaires, sorte de sous-trophées apportant de l’XP, mais à l’intérêt finalement limité, si ce n’est celui de polluer.

Je tenais aussi à vous parler de l’effet DualSense sur cette aventure, et il est vrai que je m’attendais peut-être à mieux. Alors oui, il y a un jeu de couleurs autour de votre pavé tactile, avec du bleu quand on monte sur un bateau, du rouge quand on meurt ou encore du orange quand on active sa rage (et je vous laisse quelques mini surprises…), en revanche le reste est sans doute pas suffisamment exploité. Quelques rares coups de hache demanderont un effort supplémentaire à votre majeur droit, mais le côté haptique n’est finalement que très peu utilisé. Les vibrations restent bien dosées et immersives, même si j’ai légèrement descendu leur puissance dans les paramètres prévus à cet effet… peut-être pour un peu moins consommer la batterie et m’assurer un roulement de DualSense moins fréquent.

Et donc ?

Sans être aussi surprenant que le premier, God of War Ragnarök va dans la continuité de ce qu’il avait (re)créé en 2018. Le voyage dans les royaumes est magnifique, l’histoire tient en haleine et on est ravi de se défouler sur les ennemis entre deux ouvertures de coffres. C’est le genre de jeu qui devrait calmer les “Oh mais, y’a pas de jeu sur PS5” tant il devrait faire l’unanimité !

Note : 9/10 (test réalisé par JohnCouscous)

Kratos est de retour avec God of War Ragnarök !
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