Pour moi, les jeux musicaux sont faits pour être joués sur consoles portables, et la Switch était encore pauvre sur ce registre, mais ça c’était avant l’arrivée de l’excellent Old School Musical !

Initialement, j’étais tombé par hasard sur Old School Musical (ou OSM) était uniquement prévu sur PC lorsqu’il avait été présenté pour la première fois en 2015. Depuis la Switch est sortie, et lorsque l’équipe de La Moutarde (oui, c’est bien le nom de cette petite équipe de français !) est revenue 2 ans plus tard sur le salon parisien, c’était pour présenter pour la première fois qu’ils bossaient aussi sur une sortie sur la console de Nintendo, ce qui semblait idéal à un grand nombre de joueurs, dont moi ! Suite à ce premier contact sur un des titres du jeu, je suis reparti avec un coup de cœur, ainsi qu’un press kit à la hauteur de l’amour qui semblait avoir été mis dans le jeu <3

This is the rhythm of the night !
« Qu’est-ce qui a 50 musiques chiptune incroyables, un mode histoire complètement barré, 32 races de poules à combattre et qui voyage à travers les jeux rétro ? C’est Old School Musical bien sûr ! » Vous comprendrez très vite qu’avec ce pitch, on peut très vite imaginer l’humour que l’on va pouvoir rencontrer en vivant les aventures de deux frères. Car oui, OSM n’est pas juste un jeu dans lequel on enchaîne « bêtement » des titres, et cela m’a d’ailleurs agréablement surpris de voir qu’il y avait un fil conducteur où on y découvre que Tib et Rob partent dans une aventure afin de retrouver leur mère, qui n’a jamais vraiment été tendre avec eux. Déjà on y trouve une première influence avec The Binding of Isaac, et on se rendra compte que le jeu est bourré de références (TMNT, Metal Slug, Tetris, Zelda, etc.), qu’elles soient visuelles ou même sonores. D’ailleurs, évoquons maintenant la partie musicale, véritable cœur du gameplay. Au fur et à mesure qu’une chanson se joue, on verra les 4 boutons de la partie droite de votre manette (en JoyCon attachées ou en solo) se rapprocher du centre de l’écran, signifiant le moment lors duquel il faudra appuyer en rythme pour espérer votre un « Perfect » affiché, synonyme d’un timing respecté. Plus le jeu avance, plus il faudra saisir un nombre important de touches, entrecoupé d’appuis sur les gachettes L et R, qui seront indiquées sur la partie haute de l’écran. La vidéo trailer expliquera mieux que ces quelques mots, ce concept qui se saisit en moins de 5 secondes, pour une pratique qui risque de prendre un peu plus de temps.

Et tu tapes tapes tapes !
Du fait d’un écran horizontal, on pourrait reprocher un petit défaut, c’est que les touches qui arrivent du haut ou du bas de l’écran sont forcément un peu moins simples à anticiper que celles venues des côtés, mais on arrive à s’y faire relativement vite. Le jeu pourrait fonctionner avec un fond noir ou fixe et juste les touchent qui défilent sur l’écran, mais les petits gars de La Moutarde sont des passionnés, et ce sont des vrais scènes en pixelart qui défilent sous nos yeux, et sous les touches à appuyer en rythme. C’est à la fois hyper agréable et tout aussi frustrant, je m’explique : Agréable dans le sens où un gros boulot a été fait pour caler l’histoire en fonction de la musique et faire vivre le scénario, et frustrant car on passe finalement plus de temps à se concentrer sur les prochaines séries de touches, qu’on zappe finalement un peu ce qu’il se passe en fond. J’ai d’ailleurs écris ce test en écoutant certaines musiques du jeu qui sont disponibles à l’écoute sur leur site par ici, je me suis même surpris à écrire certains passages de cet article en tapant en rythme sur mon clavier, haha ! En tout cas, je pense qu’il est bon de refaire plusieurs fois les mêmes morceaux pour essayer d’observer un maximum de détails, en plus de revoir ses scores à la hausse. De plus, les univers « de fond » changent relativement souvent pour ne pas juste vivre l’histoire d’un point de vue sonore, ce serait un insulte à OSM que de ne pas y prêter attention 😉 D’ailleurs, certains passages sont agrémentés de quelques mini phases de gameplay qui pourraient nous laisser penser que l’équipe de LaMoutarde aurait le talent pour développer un jeu dans un tout autre style, qui sait…

Et mon cul, c’est du poulet ?
Passé le mode histoire qui sera logiquement à terminer en premier, pour lequel vous pouvez compter deux à trois heures de jeu selon votre niveau, deux autres modes s’offrent à nous pour largement rallonger la durée de vie. Tout d’abord le mode Arcade, que je vous recommanderai de faire un peu plus tard, pour d’abord laisser place au mode Chicken Republic. Là, vous enchaînerez la totalité des 50 morceaux que composent le jeu, entre créations originales et musiques (provenant de Dubmood, Zabutom, Hello World, Yponeko, et Le Plancton, dont j’ai maintenant envie d’en écouter plus). On pourrait croire qu’il suffit simplement de les finir, mais la difficulté est tout autre, car vous ne ferez que les jouer avec un ou plusieurs malus, réussissant souvent à troubler votre cerveau à littéralement vous faire louper le rythme. Pour en citer quelques-uns, imaginez vous avec un écran qui se distord irrégulièrement, ou qui devient flou, une visibilité réduite, des boutons à l’écran qui changent de taille, et j’en passe volontairement tout un lot pour vous laisser la surprise de la difficulté qui vous attend. L’avantage, c’est le fait de débloquer les musiques qui seront alors jouables dans le mode Arcade, avec les malus en moins.

Puissance 4
C’est dans ce mode en question que vous pourrez vous essayer à réussir le meilleur pourcentage possible, et c’est d’ailleurs le seul mode où on vous affichera en détail vos nombres de « Perfect / Cool / Miss / Bad » pour justifier votre score. Pour l’instant, je n’ai pas encore fait mieux que 99.40%, mais je compte bien réussir au moins un 100%, chose que je tenterai sans doute après la finalisation de ce test. Reste également un 4ème mode de jeu, le multijoueurs qui se veut être le même comme le mode Arcade sauf qu’il est jouable jusqu’à 4, et dans lequel il faudra tous être bons, car un seul boulet dans l’équipe, et c’est la défaite assurée ! Bien qu’on ait également le droit à un détail précis dans le score en cas du succès pour voir qui est le meilleur, il faut quand même que l’intégralité des 2, 3 ou 4 joueurs arrivent au bout de la piste. En revanche, c’est dommage que le meilleur score ne soit pas comptabilisé dans le mode arcade, de même qu’il n’existe pas de classement online ou simple comparaison avec ses amis, mais je dis ça histoire de trouver un petit défaut.

Et donc ?
Si on aime les jeux de rythme, la chiptune et les références de vieux gamers trentenaires, il est très facile de tomber amoureux de Old School Musical. Pour les autres, il mérite quand même d’être testé histoire de réaliser le très bon boulot de La Moutarde, quitte à rater 1 ou 2 stations parce qu’on y aura joué dans le métro !

Note : 8/10 (test réalisé par JohnCouscous)

[TEST] Old School Musical sur Switch
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