Quand j’étais petit, j’étais beaucoup plus Nintendo que Sega, mais cela ne m’a pas empêché de quand même parfois jouer sur ce que j’appelais « la console d’Alex Kidd », même je n’avais connu que brièvement la série des Wonder Boy. Mais depuis, Wonder Boy : The Dragon’s Trap est sorti, et c’est un petit bijou !

On drague, on strape…
« Encore un remastered » qui a débarqué le mois dernier sur les consoles dernière génération, dont la toute récente Nintendo Switch, ce qui m’a notamment permis de faire la quasi intégralité de ce Wonder Boy : The Dragon’s Trap lors d’un récent trajet vers NYC car il peut se dévorer en quelques heures. DotEmu (connu pour « déterrer » quelques bons titres olschool, avec par exemple Pang Adventures) a eu la très bonne idée d’éditer le projet des parisiens de chez Lizardcube.

Ce culte jeu de plateformes avait marqué toute une génération, notamment grâce à ses déplacements très élaborés pour l’époque, car il ne suffit pas simplement d’aller de gauche à droite comme la plupart d’entre nous avait découvert avec Super Mario Bros. D’ailleurs, mon passé de retrogamer se résume essentiellement aux consoles Nintendo, et je ne connais que peu l’ancêtre du titre dont je vous parle aujourd’hui à savoir Wonder Boy III. Cela ne m’a pas empêché de suivre l’engouement autour de cette sortie, et les différents articles / interviews / podcasts que j’ai pu découvrir à son sujet, n’ont fait qu’accentuer mon envie de mettre la main dessus. Il s’agit là d’un des premiers metroidvania, avant que le genre soit un peu plus démocratisé. On y incarne différents personnages qui se débloquent au fur et à mesure de notre progression, chacun avec ses propres compétences, ce qui permettra de revenir dans une zone inexplorable auparavant. Ces héros sont représentés sous la forme d’animaux, allant de la souris au lion, en passant par un dragon. Par contre, qui dit retro dit (souvent) jeu difficile, et cette adaptation est fidèle à ce que l’on pouvait trouver à l’époque, donc ne vous attendez pas un jeu tout simple !

Comme dans une BD !
Le boulot réalisé est juste monumental ! En dehors de quelques ajustements qui en font plus une « adaptation ultra fidèle » qu’un vrai remastered (comme la possibilité de jouer avec Wonder Girl par exemple), on ne peut qu’apprécier les qualités incroyables de la direction artistique. C’est joli, coloré, soigné, détaillé, les animations sont de toute beauté et les décors très travaillés. Oui, je suis tombé amoureux des graphismes de ce jeu, tout en réalisant avec la simple pression d’une touche, que l’on pouvait switcher (comme la console, tu vois !) de manière instantané en mode 8 bits et (re)découvrir en quelques instants le gap incroyable qu’il existe entre les 2 versions. Les différents personnages jouables sont tous agréables à l’œil, et on a juste l’impression d’évoluer dans une très jolie bande dessinée. Il en est de même pour la partie sonore, car les thèmes de l’époque ont été enregistrés avec de vrais instruments, et même si elle m’a parfois énervé quand je mourrais un peu trop souvent dans les mêmes zones, c’est un réel délice pour nos oreilles. Là aussi, il est possible de passer de la version d’il y a 30 ans à celle de nos jours juste en appuyant sur une touche, et se rendre compte que, même si certains s’en souviennent encore, les sons d’avant été bien crado !

Au total, l’histoire peut se boucler en quelques heures (disons 6 ou 7), mais le jeu est assez punitif dès qu’on veut avancer comme un bourrin. Il faut faire preuve de patience et bien calculer ses attaques, et je n’ai même pas envie d’imaginer en mode difficile tant j’ai déjà bien galéré en normal ! Parfois, cela fait du bien de se replonger dans un vieux titre pour se souvenir d’où ma passion des jeux vidéo est née, pour réaliser que c’était bien plus difficile avant, et que chaque niveau passé est une sorte de défi réussi. Cela parait court (même si fidèle à l’époque), mais il vous sera toujours possible d’y revenir après avoir terminé l’aventure, pour essayer de débloquer tous les bonus que vous n’aurez sûrement pas trouvé au premier run.

Et donc ?
Le jeu devrait ravir 2 publics, les fans de l’époque qui ne peuvent qu’apprécier le boulot monstrueux pour remettre ce jeu au goût du jour, mais aussi les joueurs curieux, en quête d’un petit challenge. Clairement, Wonder Boy : The Dragon’s Trap fait partie de mes petits coups cœur de l’année !

Note : 8/10 (test réalisé par JohnCouscous)

[TEST] Wonder Boy : The Dragon’s Trap sur Switch
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