Bien qu’étant possesseur d’une Xbox One depuis plus d’un an, je n’ai que peu joué à cette console. Avec Inside, Quantum Break ou plus récemment Forza Horizon 3, il était enfin temps de la rallumer pour lancer sur Gears of War 4, le petit dernier de cette série mythique.

Conditions générales d’utilisation
Mon passé avec la série des Gears of War se résume au néant, tout simplement car la Xbox One était la première console de chez Microsoft que je possède. Ce qui n’est pas le cas de l’ami Caliken avec lequel nous avons décidé de se faire l’intégralité de la campagne en coop online. Gears 4 (comme l’appellent les puristes), ce n’est ni plus ni moins qu’un TPS bien bourrin et linéaires, où les faits se déroulent 25 ans après le numéro 3. Développé par le studio The Coalition qui réalise là son premier épisode, on combattra des créatures bizarres (les Locustes) qui ont enlevé des innocents grâce à 3 jeunes membres de la CGU, accompagné par une figure emblématique de la série. En effet, dans cette team menée par JD, on sera rapidement accompagné de son papa Marcus Fénix, personnage particulièrement charismatique (qui possède la même voix française qu’un certain Victor Sullivan dans Uncharted) et qui sera surtout là pour former ces p’tits jeunots. On s’embarque alors dans une aventure à la découverte de l’inconnu, passant par des décors magnifiquement bien variés autour d’une histoire vraiment très rythmé. Attention, si comme moi vous étiez étranger à la série des Gears, attendez vous à trouver une ambiance vraiment beauf, avec un humour gras et caricaturé à l’américaine. Certes, c’est un choix totalement assumé à prendre au second degré, mais cet humour dans lequel les neurones de nos héros sont cachés dans leurs biceps n’a pas réussi à me convaincre, en plus de ne pas m’avoir fait regretté d’avoir loupé les épisodes précédents.

Can’t jump
En parlant de ces gros bras, j’ai quand même apprécié me défouler à déglinguer tout un tas de créatures plus étranges les unes que les autres. Mais après 2 petites heures de jeu, j’ai rapidement découvert une inégalité dans la puissance des armes, qui nous poussent à souvent prendre les mêmes, ou plutôt à ne jamais en changer… ou finalement juste chopper un Kaomax dégueu le temps de trouver des munitions pour les autres. D’ailleurs, bien qu’on passe pas mal de temps à se planquer lors de certains combats, il m’a souvent souvent fallu aller au front les fois où j’étais à sec. Mention spéciale pour le rechargement d’armes dans lequel il faut très vite trouver le bon timing dans le but d’être plus efficace dans ses tirs suivants, en plus de gagner de précieuses secondes, une force du gameplay. Si la partie gunfight m’a rapidement convaincu, ça n’est pas le cas pour les déplacements. Malheureusement, en plus de la lourdeur humoristique, il en existe une autre au niveau gameplay. Il s’agit d’une frustration de chaque instant lorsqu’on veut explorer un peu, et bien que nos 4 héros surpuissants sachent dézinguer du monstre à tout va, il leur est trop souvent impossible de grimper au dessus d’une « marche » de plus de 50 centimètres. Cette avancée en mode tunnel est connu des amateurs de la série, mais c’est sans doute (ce qui est pour moi) un souci qui m’a empêché d’apprécier le titre à sa juste valeur.

Mistral ou tramontane ?
Mais cet univers dans lequel on évolue, on a l’impression de s’approcher du centre (ou de la fin ?) du monde grâce à des décors bien variés, mais surtout des tempêtes visuellement impressionnantes qui nous aident facilement à plonger dans cette ambiance chaotique de tous les dangers. Même si les dialogues n’aident pas à rendre l’histoire crédible (d’un niveau à peine plus haut que « Papa, comment on tue les monstres sitoplé ?« ), l’environnement graphique fait lui largement le boulot. Ne possédant pas de Xbox One S, et même si je trouve que le jeu n’arrive pas à la hauteur d’un Uncharted 4, c’est une bien jolie claque visuelle que l’on prend grâce à ce premier Gears sur cette génération de console. Il faut le reconnaître, la campagne arrive tout de même à être bien rythmée. Malgré quelques phases de gunfights qui auraient pu être raccourcies, l’évolution de l’histoire reste captivante. J’éviterai d’en dévoiler plus, mais les rebondissements sont assez présents, tout en étant crédibles et cohérents. Étonnamment, le dernier chapitre s’est avéré bien plus facile que la majeure partie du jeu, en plus d’être « rigolo », car on s’est même mis à jouer au « football », dans lequel le ballon était remplacé par une carcasse de voiture, mais bien sûr vous n’irez pas acheter un Gears pour ça…

Pour la Horde !
Après avoir terminé le mode histoire en une petite dizaine d’heures sans rusher en mode facile (oui j’assume !), j’avais prévu de tester le mode Horde 3.0, mais c’était sans compter sur une panne des serveurs le soir de mon dernier jour d’abonnement au live, que je n’ai pour l’instant pas prévu de le renouveler… Dommage, car j’aurais sans doute adoré tester ce mode, dont un aperçu est disponible à plusieurs reprises dans le mode solo, dans lequel il suffit de résister à des vagues d’ennemis. Dans ce (vrai) mode multi, il existe un système de classe qui force au team play, où on peut par exemple réparer son matos dégradé par les ennemis (contrairement au solo). Je n’ai pas non plus pu tester l’autre mode multi qui est une course à l’armement, mais j’en ai entendu que du bien.

Et donc ?
Malgré un charisme assez sommaire et un humour discutable, le boulot fait par The Coalition est plutôt bon, grâce à sa campagne solide et ses conditions climatiques chaotiques qui procurèrent une ambiance particulièrement prenante. Grâce à sa Horde 3.0 et ses autres modes multi, il sera possible de prolonger l’expérience de Gears of War 4 que tout possesseur de Xbox One se doit de découvrir, même en étant novice de la série.

Note : 7/10 (test réalisé par JohnCouscous)

[TEST] Gears of War 4 sur Xbox One
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