Metal Gear Solid a été mon premier gros coup de coeur. Depuis sa sortie en 1998, je suis un fan inconditionnel de la série et j’attendais donc avec une immense impatience la sortie de Metal Gear Solid V : The Phantom Pain. Ayant été relativement déçu par Ground Zeroes, son prologue sorti presque un an et demi avant, mes attentes étaient encore plus grandes pour ce cinquième épisode.

MetalGearSolidVPS4-0Snake ! Snaaaake ! Snaaaaaaaaake !
Comme pour chaque épisode de la série, avoir l’historique des volets précédents est un plus. Ce n’est d’ailleurs pas forcément évident puisque les épisodes ne se suivent pas chronologiquement, les héros sont différents. Beaucoup de joueurs n’ont pas tenté les jeux sortis sur PSP, Metal Gear Solid Portable OPS et Metal Gear Solid Peace Walker. Le minimum requis selon moi est d’avoir joué à Metal Gear Solid 3 : Snake Eater. Dans The Phantom Pain, nous incarnons Boss, dont le nom de code est Venom Snake. Il s’agit de la suite directe de Metal Gear Solid 3 : Snake Eater et de Metal Gear Peace Walker. Les faits se déroulent en 1984, 9 ans après Ground Zeroes, années durant lesquelles notre héros était plongé dans le coma. La mission d’introduction du jeu débute d’ailleurs juste après le réveil de Boss et est extrêmement prenante. Avec l’aide des Diamond Dogs, l’armée privée de Snake, vous affronterez Skull Face et son commando XOF, ennemi charismatique autour duquel tournait le prologue Ground Zeroes.

I’m freeee
La grande particularité de cet épisode est sans conteste le fait d’évoluer dans un (pseudo) monde ouvert. Je pèse volontairement mes mots, car nous sommes bien loin d’un monde ouvert comme pourrait l’être par exemple GTA. Snake possède une base sur laquelle il va pouvoir se rétablir, s’équiper et gérer les Diamond Dogs. Il s’agit de la Mother Base, une plateforme faisant office de quartier général au coeur de l’océan, non loin des Seychelles. Lorsque vous ne vous trouvez pas sur la base, vous évoluez en Afghanistan ou en Afrique. Ces deux zones sont ouvertes, il y a des routes, des villages, des postes de contrôle et des éléments naturels. Vous pouvez vous déplacer à pied, à cheval, en voiture, en hélicoptère ou encore à l’aide du D-Walker, mais nous en reparlerons. Vous n’êtes pas obligé de revenir à la Mother Base entre chaque mission, néanmoins certains éléments de l’histoire nécessitent d’y revenir et vous n’aurez alors pas le choix.

Le fait d’évoluer dans un open world lors des missions présente à la fois des inconvénients et des avantages. Par exemple, il va parfois être nécessaire de parcourir plusieurs kilomètres avant d’arriver sur son lieu de mission. Dans les épisodes précédents, Snake évoluait de façon quasi linéaire, il infiltrait une zone et y avançait, jusqu’à extraction. Dans The Phantom Pain, Snake enchaine les petits objectifs successivement, en restant sur le même territoire. A la longue ces objectifs finissent d’ailleurs par se ressembler. Parfois, ils ne sont qu’un prétexte et l’histoire générale semble très loin. A l’inverse, ce monde ouvert permet d’avoir beaucoup plus de zones pour se cacher et surtout d’aborder les opérations via des approches très variées. Si vous vous faites repérer, vous pourrez quitter la zone en un rien de temps et éviter de déclencher une alerte ou de vous faire tirer dessus. Cacher les corps est aussi beaucoup plus facile.

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Au cours de votre périple vous pourrez vous faire aider de divers compagnons. Le premier est un cheval, D-Horse. Il est efficace pour se déplacer dans les montagnes rapidement. Il suffit de siffler pour le voir rappliquer. Le second est un chien, D-Dog, que vous trouverez à l’état de chiot. Après quelques temps et un entrainement rigoureux, il deviendra un allier incroyable. Grâce à lui vous pourrez marquer temporairement les ennemis dans les environs sans même avoir à les repérer vous-même. Le troisième, ou plutôt la troisième est la très sexy Quiet, tireur d’élite muette, mais redoutable. Elle pourra vous assister sur vos zones d’opération en nettoyant le périmètre. Enfin, vous pourrez opter pour le D-Walker, un engin bipède motorisé qui permet de se déplacer rapidement et d’emporter une puissance de feu conséquente.

Passer la vidéo ?
Comme à chaque fois, je suis resté bluffé devant les graphismes et la beauté générale du jeu. Il en est de même pour les cycles jour/nuit et les bruits ambiants, qu’il s’agisse des animaux, du vent dans les feuilles ou de la musique d’accompagnement. Néanmoins, avec Metal Gear Solid V, Hideo Kojima a choisi de diminuer de manière drastique le temps passé comme spectateur. Finies les longues et belles cinématiques ou encore les quick time event. Les briefing se font maintenant via des cassettes audio, ce qui permet de débuter la mission tout en écoutant les informations relatives à celle-ci. Pour moi c’est une déception. Depuis le premier épisode j’aimais ces séquences qui permettaient de se plonger davantage dans l’histoire.

Un autre point qui m’a surpris est le fait de ne pas avoir assez d’ennemis charismatiques. Dans tous les épisodes précédents, nos ennemis étaient de véritables soldats d’élites, avec leurs spécialités et leurs faiblesses. Les combats étaient épiques, et Snake en ressortait encore plus fort. Il n’y a qu’à se rappeler des membres de Metal Gear Solid 1 pour être nostalgique, Revolver Ocelot, Vulcan Raven, Gray Fox, Psycho Mantis, Gray Fox, Sniper Wolf et Liquid Snake. Dans Metal Gear Solid V, nous avons le droit à Skull face et ses skulls. Bien que très bien amenés et très convaincants lors des séquences où ils apparaissent, je suis resté sur ma faim.

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Et ça continue, encore et encore…
En ce qui concerne la durée de vie, vous ne serez pas déçu, Metal Gear Solid V tient ses promesses. Il vous faudra environ 30 heures de mission principale et environ 150 heures de missions secondaires pour achever le jeu. Une seule question me taraude, n’est-ce pas trop répétitif ? Malheureusement je crois bien que oui. Je me suis assez vite ennuyé alors que ça n’était jamais arrivé avant.

Trophées
1 trophée platine, 2 trophées or, 13 trophées argent, 27 trophées bronze et 14 trophées masqués. Avec ses 43 trophées, le jeu laisse la possibilité de se faire plaisir tout en mettant un peu de challenge puisque qu’il ne sera pas facile de le platiner. Notamment lorsqu’on sait que cela nécessitera de terminer toutes les missions au rang S.

Trophée Platine Trophées Or Trophées Argent Trophées Bronze Voir la liste des trophées pour Metal Gear Solid V : The Phantom Pain Trophées Bronze Trophées Argent Trophées Or Trophée Platine

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Et donc ?
Bien qu’un peu déçu des nombreux changements qui ont été apportés à la série avec cet épisode, je reste tout de même complètement fou de ce Metal Gear Solid V. C’est toujours un plaisir d’incarner Snake et de comprendre encore un peu plus comment nous en sommes arrivés à l’histoire des enfants terribles. Il ne faut pas oublier que le désordre chronologique des épisodes nous permet de creuser l’histoire de personnages différents qui ont tous un lien avec Metal Gear Solid 1.

Note : 8/10 (test réalisé par Axel)

[TEST] Metal Gear Solid V : The Phantom Pain sur PS4
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