Autant vous prévenir tout de suite : j’avais une vraie attente sur ce jeu. Entre le fait qu’Orelsan ait prêté sa voix au projet et l’univers inspiré du folklore malgache, j’étais hypé, au point d’avoir déjà consacré un article entier à mes attentes sur Kalanoro avant même sa sortie. Autant dire que la chute est… un peu plus rude que prévu.

Kalanoro - artwork officiel du jeu

Un concept mignon, sur le papier

Il faut reconnaître que l’idée de base est adorable : on recrute des musiciens un peu partout sur l’île pour former un groupe et devenir numéro un de Lemuria, et une fois de retour dans le bus (notre hub), il faut leur faire à manger pour prendre soin d’eux. Sur le papier, c’est du pur fanservice pour qui aime les concepts doux et mignons. Le souci, c’est que cuisiner se résume à un micro-jeu où il suffit d’appuyer sur un bouton au bon moment… et honnêtement, je n’ai même pas tenté de savoir ce qu’il se passe si on rate son plat, tellement c’est impossible à louper. Même chose pour la tournée : il faut coller des affiches pour gagner des fans et décrocher des scènes plus grandes, une mécanique sympathique, mais qui ne demande jamais vraiment de réflexion.

Kalanoro - mon avis sur PS5

Tout droit, tout droit, tout… bah oui, tout droit !

Le vrai problème, c’est que tout est trop linéaire et trop simple. On avance, on suit le chemin tracé, sans jamais avoir l’impression de faire un vrai choix. Et niveau interface, c’est clairement là que le bât blesse le plus : gros souci d’UX un peu partout, alors qu’on a été habitué à tellement mieux sur ce genre de plateformer ces dernières années. Rien de rédhibitoire pris isolément, mais l’accumulation de petits frottements finit par vraiment peser sur le plaisir de jeu.

Le groupe dans Kalanoro

Le lancer de cheveux, ou comment rater une bonne idée

Le pouvoir capillaire du jeu (le fameux lancer de cheveux à la touche R2) avait tout pour être un gimmick marrant. Sauf qu’en pratique, c’est rigide, et difficile de savoir si on manie un bâton magique à la Sangoku ou si on fait juste un lancer étrange et mal maîtrisé. Ce genre de mécanique centrale aurait mérité beaucoup plus de travail sur les sensations manette en main, parce que là, on sent clairement que ça manque de polish.

Je teste le jeu Kalanoro sur PS5

Au moins, le menu a de bonnes idées

Petit point positif à sauver au milieu de tout ça : le menu est très (trop ?) épuré et plutôt bien pensé, avec la possibilité de retirer les vibrations ou même de devenir immortel si l’envie vous prend de juste profiter de la balade sans se prendre la tête sur les combats. Ce genre d’option d’accessibilité est toujours bon à prendre, et c’est clairement l’un des rares aspects du jeu qui m’a laissé une bonne impression.

Malgré toute l’attente que j’avais, et malgré un univers qui avait tout pour me plaire, je ressors de Kalanoro avec un sentiment mitigé. C’est mou, ça manque d’âme, et pour un jeu que j’espérais tant, c’est franchement dommage. Il y a de bonnes idées éparpillées ici avec une jolie mise en avant de la culture malgache et là, mais l’exécution ne suit clairement pas.

Note : 5/10 (test réalisé par JohnCouscous)

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Kalanoro sur PS5 : mon avis après l’attente
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