Erica est un jeu annoncé en 2017 à la Paris Games Week pour la PS4 qui est finalement sorti le mois dernier, au moment de la Gamescom 2019. Plus qu’un jeu, il s’agit d’un film interactif et plus précisément un thriller, capturé en prise de vue réelle.

Une histoire de doigts

Elle est loin la grande époque des FMV (Full Motion Video) et pourtant c’est le pari (risqué ?) qu’a pris ici Flavourworks pour son premier titre.

En effet, Erica est la première réalisation pour ce nouveau studio et se rapproche autant du film que du jeu vidéo. Cette jeune fille a vécu un drame dans son passé : le meurtre de son père qui s’est fait dessiner un symbole au couteau sur le torse. Des années passent jusqu’au jour ou elle retrouve un colis devant sa porte, contenant une main découpée avec un médaillon orné du même symbole. Avec un policier, elle tentera de comprendre ce qui lui arrive et se rend dans un manoir de repos, c’est ici que les éléments étranges vont se multiplier.

Le jeu se présentant plus comme un film interactif est donc logiquement limité en termes de gameplay, et c’est pour cela que l’élément principal du jeu est son scénario. Visiblement le studio Flavourworks a voulu que son titre soit accessible au plus grand nombre puisqu’ils se sont basés sur une prise en main simple, c’est-à-dire en faisant glisser son doigt depuis une application PlayLink sur son smartphone ou sur le pad tactile de la manette. Les seules choses à faire sont donc de reproduire des actions ou de positionner son doigt sur le choix que l’on souhaite faire.

Simple, basique

Seulement, je trouve qu’il y a un vrai souci de maniabilité, j’ai plusieurs fois du me reprendre pour faire des mouvements simples (ouvrir un briquet, par exemple) car le mouvement n’était pas bien pris en compte. De plus, en déplaçant son doigt pour aller sur un choix il est possible de passer sur un autre choix qui va se valider par erreur, et c’est assez frustrant de ne pas avoir la séquence que l’on désire au détriment d’une autre. J’ai le sentiment que les mouvements que l’on doit faire (ouvrir un briquet, allumer une lampe, rapprocher une photo, etc.) ne sont que des subterfuges utilisés par les développeurs pour tenir le joueur éveillé et ne pas trop plonger le joueur dans ce qui pourrait s’apparenter plus à un film.

En effet, ces actions n’apportent rien et sont inutiles à l’histoire, et ce qui aurait pu être une bonne idée ralentit l’avancée de l’histoire, et casse un peu l’immersion.

Erica dit…

Les choix que l’on va devoir faire, à la manière de l’épisode interactif de Black Mirror, permettent de guider le chemin que va prendre Erica. Malheureusement, on regrettera tout d’abord le manque de clarté des différents textes et des instructions. Le réel souci est l’impact de nos décisions sur l’histoire, on influe que très peu sur l’histoire principale et on a l’impression d’interagir la plupart du temps uniquement sur des éléments secondaires.

Il faut souligner le travail fait sur la réalisation visuelle et sonore d’Erica, de part la netteté de l’image, les différents jeux de lumières avec le travail de couleurs qui rend vraiment l’expérience agréable. Je trouve aussi que le jeu d’acteur est plutôt bon, Erica joue très bien son rôle de “fille fragile”. Sur la réalisation, le seul défaut qui m’a réellement gêné est la qualité des décors, c’est que bon nombre de salles font vides et ne donnent pas envie de trop s’arrêter sur l’arrière-plan. Cela dit, il est possible que ce soit une volonté afin de se consacrer le plus possible sur le scénario.

Trophées

Il faudra évidemment envisager de refaire plusieurs fois le jeu, ce qui peut paraître un peu lassant, mais finalement seules 6 à 8 heures suffisent pour tout débloquer, selon les guides que j’ai pu regarder. Pas sûr que ça donne envie de refaire ça plusieurs fois.

Trophée Platine Trophées Or Trophées Argent Trophées Bronze Voir la liste des trophées pour Erica Trophées Bronze Trophées Argent Trophées Or Trophée Platine

Et donc ?

Mais malgré tout ces soucis que faut-il en retenir ? Erica est un jeu à 10 euros, pour ce prix je pense que l’on ne peut pas lui en vouloir de ces soucis, qui ne sont pas rédhibitoires. Pour une soirée cinéma, c’est aussi très sympa à jouer et à faire découvrir à des gens qui ne sont pas de grands joueurs, ils se sentiront impliqués dans une histoire “sympathique” et n’auront pas besoins de savoir manier une manette au quotidien.

Pour faire court, Erica est une expérience courte et agréable, mais qui ne restera pas forcément dans les mémoires.

Note : 6,5/10 (test réalisé par Gwokale)

Erica, test du jeu vidéo de Flavourworks sur PS4

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Une pensée sur “Erica, test du jeu vidéo de Flavourworks sur PS4

  • 14 octobre 2019 à 10 h 41 min
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    Personnellement, avant de lire ton article, je ne connaissais ni le studio Flavourworks ni le jeu Erica. Cependant, je suis plutôt intéressée par ce film interactif ainsi que par son intrigue et je veux vraiment l’essayer.

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