Pratiquement 5 ans après la sortie de Beyond: Two Souls, le studio français Quantic Dream est de retour avec son dernier bébé, à savoir Detroit: Become Human. Ce nouveau jeu narratif qui évolue selon les choix du joueur devrait être vécu par tout possesseur de PS4, et je vais tenter de vous convaincre de le faire si vous hésitez encore.

Timeline
Revenons un peu sur ces derniers mois, là où tout a vraiment commencé sur ma vision de ce projet :
– Mars 2012 : Une démo technique, encore sur PS3 à l’époque, est dévoilée afin de présenter Kara. Mon intérêt pour ce projet est déjà présent, sans vraiment savoir ce qui nous attend ni quand.
– Octobre 2013 : Beyond: Two Souls est dispo, je le termine mais sans l’apprécier autant que Heavy Rain qui reste toujours aussi génial à mes yeux.
– Octobre 2015 : Le premier trailer de Detroit: Become Human fait son apparition. Je suis déjà convaincu, et je n’ai guère envie d’en découvrir plus.
– Octobre 2017 : Une démo est jouable à la Paris Games Week (également présente sur le PSN depuis le début du mois), mais je boude volontairement sa prise en main, et même toute information à son sujet. Je sens qu’une certaine hype (re)monte chez les joueurs, et je me préserve au maximum, pour avoir encore plus de surprises le jour venu.
– Mai 2018 : J’assiste à la soirée de lancement du jeu, lors de laquelle j’apprends (seulement !) qu’il y a 3 personnages jouables dans cette histoire. Un peu plus tard dans la semaine, j’aurai la chance de recevoir le Press Kit (dont je vous parlais par ici), ce qui fait que j’ai littéralement pu dévorer Detroit: Become Human, pour vous en parler aujourd’hui.
Je vous promets donc de ne pas trop vous en dire, mais surtout plus essayer de me prouver mon affection sur cette aventure, plutôt que de vous parler des choix que j’ai pu effectuer lors de mon parcours.

Tu préfères lequel Detroit androïdes ?
À l’instar des autres jeux réalisés par Quantic Dream, Detroit: Become Human se veut aussi être une aventure narrative, lors de laquelle les choix des joueurs auront de véritables impacts sur la suite de votre périple, ce qui le rendra unique et pas toujours comparable à celles des autres joueurs. Contrairement à un film qui propose généralement entre 100 et 200 pages de script, cette nouvelle histoire de l’équipe de David Cage apporte un volume nettement plus conséquent avec plusieurs centaines de pages, puisqu’on se situe plutôt dans une fourchette impressionnante comprise entre 4 et 5000 ! Certes, cela peu paraître anecdotique si l’on vient à comparer entre le cinéma et l’amusement vidéo-ludique, mais ce sont surtout les différents chemins que l’on va pouvoir emprunter en fonction de nos décisions qui ne vont que multiplier les possibilités scénaristiques. L’action se situe dans la ville de Detroit (no shit !) dans un futur proche en 2038, dans une société où cohabitent humains et androïdes qui viennent à ressembler de plus en plus à leurs créateurs. À tour de rôle, on y incarne trois de ces androïdes (Connor, Kara et Markus) à qui vous devriez apprendre à insuffler une âme de par votre statut non-robotique, et vous allez constamment devoir faire des choix pour avancer dans le scenario. Et c’est peut-être tout là la véritable prise de conscience de décider si on souhaite agir comme des androïdes ou non, et voir que la barrière qui sépare les deux grandes populations est plus ou moins importante. À la fin de chaque chapitre, le jeu vous fera un récapitulatif de ce qu’auront été vos différentes décisions, jusqu’à représenter une évolution de votre arborescence de jeu, laissant imaginer la longueur d’une scène, ou encore deviner qu’il existe plus ou moins d’issues. Je vous invite d’ailleurs à consulter un peu plus bas sur la page un screenshot d’un de mes chapitres, dans une résolution assez petite pour que vous ne puissiez pas lire ce que j’ai pu vivre, mais juste pour vous démontrer l’étendue des possibilités qui nous sont offertes en permanence.

Kara Connor
Parmi les choses qui m’ont plu dans cette aventure, c’est surtout les expressions faciales des personnages que j’ai trouvé particulièrement bien réussies. Un énorme boulot a une fois de plus été réalisé sur un jeu d’acteur réelles, et l’attachement aux différents personnages croisés dans notre destinée est on ne peut plus réussi. Qu’ils soient jouables ou non, ce sont des dizaines d’acteurs qui ont été modélisés et avec lesquelles j’ai eu ce sentiment de partager ces moments touchants. De plus, les histoires de vos protagonistes seront intimement liées à des compositions sonores qui sont un vrai régal pour nos oreilles. En effet, chacun dans un style différent, j’ai musicalement été transporté par les compositions, même jusqu’à en avoir des frissons sur certains passages, et notamment un en particulier, pour lequel je serai ravi d’en discuter avec vous en privé quand vous l’aurez terminé ! Faire confiance à trois artistes différents, chacun libres de créer une identité distincte, ne pouvait être qu’une bonne idée. Je tiens même à les citer, avec Nima Fakhrara s’occupe des mélodies de Connor (sans doute mes préférées), Philip Sheppard celles de Kara, et enfin John Paesano compose les musiques autour de Markus. Mention spéciale aussi sur la qualité du doublage, avec notamment Donald Reignoux (particulièrement connu pour être de nombreuses voix, dont celle de Titeuf) qui assure ici avec brio celle de Connor.

Même joueur, joue encore !
Il faut savoir qu’ayant eu la chance de le recevoir en avance, j’ai pu passer la quasi intégralité de mon week-end dernier dessus, et c’est finalement lundi soir que j’ai pu arriver au bout de mon histoire. Ce fameux soir où je l’ai terminé je suis resté scotché sur ce que je venais de vivre avec les différents personnages. Ce ne sont pas seulement la ou les scènes finales qui m’ont pris, mais plutôt toute cette intensité qui n’a fait que grandir de scène en scène depuis le début de mon aventure. J’ai vécu avec les personnages, été transporté par leurs évolutions respectives, souffert ou aimé pour eux, et finalement cette concentration de sentiments m’a procuré cette petite dose d’adrénaline qui m’a accompagné au moment d’aller me glisser sous la couette. Là où j’arrive traditionnellement à m’endormir en quelques secondes lorsque que je me couche (c’est un peu un super pouvoir, c’est appréciable !), il m’a été beaucoup plus difficile de fermer l’œil tant je repensais à mes choix, et à imaginer ce qu’aurait pu m’être des décisions alternatives. Toujours est-il que pour chaque chapitre, il nous est possible de le rejouer en changeant nos décisions et en rejouant nos QTE (Quick Time Event), tout en décidant d’écraser ou non notre sauvegarde et tout ce qui en découle, ou si on revit une scène juste « pour le fun ». J’ai d’ailleurs essayé de faire de nouveaux choix sur une scène située vers la fin du jeu, mais je me suis rendu compte que j’étais peut-être en train de fausser ma première impression, et tout simplement mon vécu unique. Ma vision de l’histoire a sans doute évolué au fil de l’aventure, à tel point que je me suis rendu compte de l’influence qu’avait eut l’évolution des personnages sur moi. Ce que je veux dire par là, c’est qu’au début j’étais assez convaincu de mes choix, mais j’ai senti une sorte de revirement incontrôlé au fur et à mesure où les scènes défilaient. Au final, j’hésite entre rejouer dès maintenant ou attendre encore un peu pour essayer de me détacher un peu de l’histoire que je me suis construit.

Trophées
J’ai terminé le jeu avec 55%, sans jamais avoir regardé la liste avant les crédits de fin, et c’est sans surprise que je ne peux que vous conseiller de ne jamais regarder cette liste, et juste profiter du jeu et vivre votre histoire. Aucun guide n’étant disponible au moment où j’écris ces lignes, difficile de dire le temps qu’il faudra pour atteindre le platine. En revanche, attendez vous juste à rejouer certaines scènes afin de faire un autre choix, ce qui est devenu classique en terme de jeu Quantic Dream.

Trophée Platine Trophées Or Trophées Argent Trophées Bronze À venir : La liste des trophées pour Detroit: Become Human Trophées Bronze Trophées Argent Trophées Or Trophée Platine

Et donc ?
Plus que de simplement avoir aimé Detroit: Become Human, j’ai surtout été transporté dans cette histoire que je me suis construit de part mes choix qui m’ont fait vivre une aventure unique, dans laquelle j’ai réussi à m’attacher à ces androïdes. Quantic Dream continue de me faire rêver, et j’ose espérer une nouvelle histoire qui arrive à me transporter autant d’ici quelques années. Merci à David Cage et à toute son équipe ❤️

Note : 9/10 (test réalisé par JohnCouscous)

[TEST] Detroit: Become Human sur PS4
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