Très attendu depuis son annonce et depuis le carton Skyrim fin 2011, The Elder Scrolls Online nous aura fait patienter longtemps. Après avoir posé les mains dessus à la Gamescom en 2013 pendant très exactement 5 min chrono (soit à peine le temps de tuer un crabe), nous avons pu enfin entrer totalement dans le jeu peu avant sa sortie pour notre plus grand bonheur.

Elder-Scrolls-Online
Petite mise en garde tout de même, il est de coutume de dire que les “Meuporgs” (MMORPG) sont par définition toujours en amélioration, les maintenances et mises à jours ne font qu’améliorer le jeu chaque semaine qui passe. Donc certains points décrits dans ce test ne seront peut-être plus valables à la prochaine MAJ.
Le modèle économique du jeu se base comme tous les Meuporgs de l’achat du jeu avec 30 jours offerts puis sur un abonnement mensuel de 13€.

Il y a bien longtemps, dans une gala… ah non ?
Tout d’abord sachez que l’histoire ne se déroule pas du tout à la même époque que les précédents opus, ici nous sommes 1000 ans avant les derniers événements connus dans Skyrim. En ces temps anciens, un Daedrique du nom de Molag Bal (donc un dieu qui pour certains n’est pas super sympa) tente de “fusionner” le monde de Tamriel avec son propre royaume, histoire d’agrandir son terrain pour y faire une piscine pour sacrifice humain.
Vous êtes un peu là pour contrecarrer ses plans. Tout commence par votre libération, car oui comme à l’accoutumée, votre avatar est un prisonnier et lorsqu’un fantôme apparaît dans votre cellule pour vous dire qu’il a besoin de vous, que ça vous permet de vous libérer, vous vous dites “Et ouais, ça parait cool !”.

Dis moi à quoi tu ressembles, je te te dirais qui tu es.
La création de personnage, ce petit moment tant attendu dans chaque Meuporg, décriée lorsque les options ne sont pas assez diversifiées, est ultra hypée lorsque finalement il y en a trop. Mais tout d’abord, il faudra choisir une des trois factions proposées. Oui, dans TESO nous avons finalement trois factions en terme de PVP contrairement aux autres Meuprog qui n’en propose généralement que deux. Une fois le choix fait (on regrettera qu’il n’y ai que peu d’historique sur les factions avant de choisir) entre Aldemeri, Daguefillante ou Coeurébène, la classe de personnage vous attends.
“Seulement 4 classes proposées ?” diront les mauvaises langues. Oui seulement 4 à la création, vous avez donc le choix entre le guerrier nommé Chevalier Dragon, un sorcier, un voleur (Lamenoire) et le templier. Alors c’est peu, on peut vite avoir peur et se dire qu’au final tous les personnages seront identiques, mais le système de progression des talents permet à long terme de ne pas avoir deux guerriers qui se ressemblent, ce qui reste plus ou moins commun à tous les Meuporgs dans une moindre mesure.
Côté création physique de votre avatar, rien à redire, beaucoup d’options sont présentes. Assez en tout cas pour ne pas avoir peur de croiser votre double siamois / jumeau que vous ne connaissiez pas (dans une moindre mesure je n’ai jamais compris à quoi cela servait de bouger la taille des pommettes ou des sourcils d’un personnage qu’on voit à 90% du temps de dos et avec un casque, mais bon…)

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Écraser ses ennemis, les voir mourir devant soi, et entendre les lamentations de leurs femmes.
Votre avatar est prêt, il est beau, il vient de trouver une arme, il est libre, il est furieux, et il a envie de basher du monstre ? Alors comment fait-il ? Et bien le système de combat de TESO permet deux façons de se mettre sur la gueule. Tout d’abord pour les puristes de TES il est effectivement possible de jouer en mode FPS, d’être ainsi nez à écran avec votre ennemi, et sentir ses os éclater à chaque coup de votre masse à deux mains.
Mais les puristes des Meuporgs seront aussi heureux de voir que la vue TPS est possible, et ainsi d’avoir une vue plus aérienne du combat et de son environnement (ce qui sur les sessions plus hardcores sera sûrement plus pratique).
Dans les faits, le clic gauche de la souris pour porter un coup simple (maintenir pour un coup puissant), et le clic droit pour se protéger. Le build permet d’avoir 5 slots de skills utilisables avec les touches appropriées, un slot pour votre “ulti” et un slot d’action rapide/inventaire. Petit bémol tout de même sur les combats, ils ont un manque de punch incroyable ! Les coups portés donnent l’impression de glisser sur l’adversaire et certains bugs sont assez agaçants. Malgré tout, on se fait un peu à la chose au fur et à mesure, même si pour un guerrier avec une arme à deux mains, il est frustrant de ne pas sentir son coup faire vraiment des dégâts à l’adversaire.
Un système d’esquive permet en double-cliquant sur une direction de dasher pour s’éloigner / se rapprocher de l’adversaire… Système qui dans les faits, a un peu de mal à se rendre compte que l’adversaire était trop loin pour toucher.

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Petit Scarabée apprendra vite et bien.
Le système de progression est quant à lui assez intéressant, puisqu’il permet de faire évoluer son personnage dans la direction souhaitée sans restriction. Une fois que vous avez gagné un point de compétence, il est possible de l’allouer dans une des plusieurs branches proposées. Les branches sont nombreuses, vous pouvez ainsi le dépenser dans les compétence de votre classe de personnage, mais aussi dans l’utilisation du type de combat que vous avez (armes à deux mains, arme à une main + bouclier, deux armes, etc.), mais aussi dans le type d’armure souhaitée (lourde, intermédiaire, etc.) dans les talents de crafting.
Chaque point de compétence que vous allez investir va devoir du coup être mûrement réfléchi à ce que vous voulez faire de votre avatar. Les points seront gagnés en passant de niveau bien évidemment, mais aussi en explorant la carte des éclats célestes vous donnant un point à chaque fois que vous en trouverez 3. Certaines quêtes auront aussi la possibilité de vous en donner en récompense.
En parlant de quêtes, elles sont bien évidemment le coeur du jeu et sont prévues pour être très immersives. Chaque PNJ est doublé, ce qui devient une norme dans les RPG à ce jour et les quêtes proposées sont en système de “tiroirs”, c’est à dire que les quêtes proposent plusieurs choix, moraux ou de réponses, et permettent de gagner un peu d’XP à chaque morceau résolu, avec une récompense plus grande pour la finalisation de celle-ci. Le bashing ne vous fait que peu de point d’XP, ce qui permet d’éviter de tomber dans les travers du famring pour les Meuporgs. N’ayez crainte, les quêtes sont assez nombreuses dans chaque zone pour ne pas en voir le bout.

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Le bucheron de ses dames
Le crafting prend une place aussi importante dans ce Meuporg et surtout ne dénote pas du tout avec les épisodes précédents de TES. Ainsi vous pouvez vous consacrer à chaque artisanat du jeu, ce qui dans les faits vous prendra des heures de jeu. Entre l’alchimie, la cuisine, le travail du cuir, du tissu, la forge et j’en passe, … vous avez de quoi faire. De plus chaque artisanat propose une fonction de recherche afin de pousser vos connaissances sur le sujet contre la destruction d’un objet.
Plusieurs petits bémols par contre, puisque votre inventaire devient vite ridiculement petit lorsque vous parcourez la carte à la recherche de plantes / minerais / bois / amulettes. De plus, la seule revente possible de vos craft est envers les PNJ, et oui pas d’hôtel de vente (pour le moment) et à part faire partie d’une grosse guilde cela limitera votre richesse en PO.
Par contre, contrairement à d’autres Meuporgs, le craft vous permet rapidement de vous équiper de très bon matos dès le début de l’aventure et assez facilement.

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Quel temps fait-il en Tamriel ?
Niveau visuel pour un Meuporg, on est loin d’être réellement déçu (ou du moins, je m’attendais vraiment à pire). Un gros reproche tout de même sur les environnements qui sont sensiblement vides un peu partout. J’avais un très bon souvenir de mes balades de nuit dans Skyrim, et je n’ai pas retrouvé les même sensations en me baladant dans TESO. Les citées sont horriblement fades en terme de “vie”, et certains PNJ sont réellement vide de sens. Les textures sont pas très jolies par moment même si côté affichage, avoir plusieurs effets à l’écran déclenchés par d’autres joueurs ne pose aucun problème. Le mega serveur est vraiment stable ce qui augure de bonnes choses pour les grosses bastons PVP.
Les musiques sont elles assez décevantes par ailleurs, ce qui rend les batailles et environnements loin d’être aussi épiques que dans TES.

The Elder Scrolls Online infographic_FrenchCliquez pour agrandir l’image

Et donc ?
Un bilan pas si mauvais que ça au final, même s’il manque un peu de vie The Elder Scrolls Online reste un bon Meuporg qui vous fera dépenser des heures de jeu. La volonté de garder l’esprit de la saga se ressent vraiment et malgré quelques défauts d’immersion dans les combats, vous vous attacherez vite à votre avatar en voyant les possibilités d’évolution. Moins épique, moins ouvert que les jeux solo, mais c’était un peu le prix à payer pour un jeu multi qui a de grands jours devant lui.

Enjoy !

Note : 7/10 (test réalisé par Zephiriel)


 
[TEST] The Elder Scrolls Online sur PC

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