Pourquoi ? Car comme je l’ai déjà dit sur mon ancien blog, je n’ai jamais fini de livre et en tout cas je n’ai jamais lu pour le plaisir donc oui je l’avoue, j’ai honte ! Ce n’est pas les quelques “fiches de lecture” rendues au collège qui vont me faire une excuse car 9 fois sur 10 c’était un peu du “pompé / transformé” sur la fiche d’un camarade au cours de maths précédant le rendu que je construisais cette fiche avant de me taper un 5 ou 6/20… et oui, la lecture était loin d’être mon passe-temps favori.
A y réfléchir c’est bizarre quand même, le rêveur que je suis n’a jamais su se plonger dans des écrits sans illustration ? Je suis plutôt de la génération “films / jeux vidéos”, c’est à dire des histoires visuelles, mais pourquoi n’ai-je jamais réussi en 24 ans à lire tous les mots entre “Il était une fois …” et “Fin” d’un bloc de pages avec seulement un enchainement de mots en noir sur blanc ? J’avoue que je ne saurai répondre à cette question… C’est comme quand on dit qu’on aime pas quelquechose sans vraiment y avoir gouté, mais pourtant on se raccroche à sa 1ère idée et parfois on s’obstine.
Certains proverbes disent qu’il n’y a que les cons qui ne changent pas d’avis, où qu’il faut soigner le mal par le mal et après discussion avex sixoo, j’ai pu découvrir un blog qui parlait d’un livre de Begbeider : L’amour dure 3 ans.
A la lecture de ce titre, je me suis dis… pourquoi pas !? Peut-être à cause de ma relation de lycée qui a duré 3 ans, mais aussi grâce au film 99F qui m’avait beaucoup plu, je me suis dis qu’au lieu de mourir con j’aurai pu tester ce livre… que j’ai finalement acheté mercredi à la FNAC.
Le soir en rentrant, j’ai passé mon heure de RER C à lire tout en m’imaginant le visuel des scènes mais aussi en comparant avec mon expérience et je me suis dis que le pessimisme de l’auteur était tout même en grande partie très réaliste. Bizarrement (ou pas…), c’est l’incroyable ressemble avec mon vécu affectif qui m’a scotché dans certains chapitres.
Je ne sais pas si Beigbeder est une référence en la matière mais à cette première lecture je pense sentir un côté provocateur qui me fascine. D’ailleurs si vous avez des conseils à me donner je suis preneur ! Voici quelques passages qui m’ont fait sourire et qui vous permettront de juger un peu ce roman :
“La première année on achète les meubles. La deuxième année, on déplace les meubles. La troisième année, on partage les meubles.”
“On aimerait faire ‘pomme Z’ avec sa vie. Car c’est soi-même qu’on abîme le plus quand on fait souffrir quelqu’un.”
“L’amour le plus fort est celui qui n’est pas partagé.”
“Etre seul est devenu une maladie honteuse.”
“Il n’y a pas de femmes moches, il n’y a que des verres de vodka trop petits.”
Finalement, j’ai fini ce livre en même pas 2 jours après l’avoir acheté et me demande comment j’ai pu faire pour rater ça avant ? Peut-être ai-je incosciemment toujours eu peur de connaître les fins des histoires préférant mes les imaginer !? Je n’ai pourtant jamais eu ce problème avec les films…
Je me sens terriblement con en faisant ce bilan, car en repensant à ce que je viens de taper, j’ai l’impression de découvrir un bout de la vie que plus de 95% de mon entourage a découvert une bonne décénie avant moi… C’est bizarre car je n’ai rien contre la lecture mais j’ai surement eu l’habitude de voir toutes sortes d’illustrations accompagnant les blocs de textes, il semblerait que le mot roman m’ait effrayé jusqu’à présent.
Ce soir je suis content d’avoir pu corriger un de mes défaut, mais d’un autre côté j’ai horriblement honte d’avoir écoulé 24 ans de ma vie sans connaître cette facette de l’imagination.
Tags: 3 ans, amour, beigbeder, lire, livre
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